CHAPITRE XI
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Cependant loin de signer le traité de la qnadruple alliance , Albéroni, qui comptait sur Fappui de la Turquie, de la Russie et de la Suède, poursuivait ses audacieux pro-
CHilPITRE XI. Utm
jets : non content de s'être emparé de la Sardaigne , il avait envoyé trente mille hommes à PaJerme pour faire la conquête de la Sicile , et reprendre en Italie les posse^ssions que l'Espagne avait cédées à l'empereur par le traité d'Utrecht. Il armait une flotte à Cadix, il menaçait de faire une descente en Irlande pour rétablir le Prétendant , et comme si ces préparatifs ne lui paraissaient point assez hostiles , il faisait enlever de leur lit le duc et la duchesse de Saint-Aignan et les forçait de fuir l'Espagne sur des mules de louage (i), tandis qu'ignorant encore
(i) Pendant qae le duc et la ducheâse de Saint- Aignan se dirigeaient vers la frontière de France, Albéroni ayant appris l'arrestation de Cellamare, fit .courir après eux avec ordre de se saisir de leurs per*-
Siaa LA GUERRE.
Tarrestatioit de Cellamare y il écrivait à cet ambassadeur l'ordre de 'rester à Paris et de mettre le feu aux mines (i); c'était peu
sonnes. Un valet et une femme de chambre prirent leurs habits , feignirent d*étre malades , se laissèrent reconduire à Madrid, et, à la faveur de cette ruse, l'ambassadeur et sa' femme, montés sur des mules, traversèrent le déûlé et arrivèrent à Rayonne dans ce modeste équipage.
(i)RiLLiET d*Alb^rovi A Cellamare:
t4 Décembre 17 18.
«Quelqu'avis que l'on reçoive de ce qui s'est passé à, l'égard du duc de Saint- Aignan , ce ne doit, en aucune manière , être un exemple pour en user de même avec V. E. Il a été nécessaire avec lui de prendre ce parti , parce qu'il avait pris congé, parce qu'il n'avait plus de caractère , et à cauâe de sa mauvaise conduite. V. E. continuera d'être ferme à demeurer à