chapitre xii. a5q
manifester ses intentions par divers écrits. Pompadour, qui était lié avec le prince de Cellamare, me lut quelques projets qu'il avait rédigés dans ce but ; ils me parurent lourds, comme tout ce qu'il écrit, mais je me gardai bien de le dire à l'auteur. Je pris moi-même la plume, et, avec l'aide de M. de Polignac et de M. de Malézieux, je donnai au manifeste plus de ton et de couleur; Laval le copia et le remit à l'ambassadeur; mais quoi qu'ait pu dire Pompadour, ce manuscrit n'est nullement celui qui a été trouvé dans la malle de l'abbé Porto-Carrero.
LA BILLARDERIE
M. de Pompadour.
2ÔO LE PARDON.
LA DUCHESSE
Encore !
LA BTLLARDERIE.
Il a également parlé d'un baron de Walef qui aurait été envoyé par vos ordres auprès de la cour d'Espagne (1).
LA DUCHESSE
C'est une espèce de bel-esprit qui mourait de faim; je le chargeai, au moment de son départ pour Madrid, d'assurer Sa Majesté Catholique de mon attachement.
Il voulut se mêler d'intrigues ; je fis dire sur-le-champ au cardinal Albéroni de ne pas ajouter foi à ses chimères. Voilà tous mes rapports avec cet aventurier.
(1) Lettre du marquis dePompadour a M. Le Blanc.