CHAPITRE VII
DUBOIS
Ce souverain jouit à Londres d'une bien mince considération.
LE RÉGENT
Oui ; on m'a écrit que la foule avait salué ton avènement par de singuliers hommages !
DUBOIS
Aussi, me suis-je hâté de me dérober à l'enthousiasme du peuple , et de cacher dans ma garderobe les insignes de ma royauté. Après cette brusque abdication, redevenu le ministre de Votre Altesse Royale, je me suis occupé des intérêts delà France;
régent , il fut suivi d'une foule de curieux qui le saluèrent du nom de roi de la Chine , et qui mêlèrent des pierres et de la boue à leurs acclamations.
£g LE PALAIS-ROYAL.
et tandis que d'une main je signais le traité delà quadruple alliance, de l'autre j'écartai s de votre tête les coups dirigés par Albéroni.
LE RÉGENT
Vas-tu m'étourdir encore avec les menées de ce moine espagnol? Va, le traité de Londres ne lui laissera pas le tems de conspirer.
DUBOIS
Au contraire, monseigneur, sa fureur contre vous ne fera que s'en accroître.
LE RÉGENT
Sais-tu bien que si j'avais la maladie de la peur, tu ne m'en guérirais pas ?
DUBOIS
Vous dédaignez toujours mes avis; ce-