I. Tuetey, Répertoire, t. VIII, n® i
ja. Ibid., t. X, no 869 .
23a ÉTUDES BOBESPIERRISTES
mense, rassemblé aux premiers rayons du jour,. est digne de toi, il est libre ! C'est dans ton sein,, c'est dans tes sources sacrées qu'il à recouvré ses^ droits, qu'il s'est régénéré ; après avoir traversé tant de siècles d'erreurs et de servitude, il fallait rentrer dans la simplicité de tes voies pour retrouver la liberté et l'égalité... » A ce discours, M. Âulard trépigne d'enthousiasme. Enfin il retrouve « l'ami de Danton », car Danton, pour M. Aulard, est le disciple de Diderot et plus encore de Rabelais ! C'est de ce jour, M. Aulard en est sàr, que date l'inimitié de Robespierre et d'Hérault. C'est cette invocation à la Nature qui causa la perte de celui-ci ! « On s'imagine, dit-il, quelle tristesse dut éprouver Robespierre à cette manifestation qui faisait déjà prévoir la. fête de la Raison. J'admets qu'il ait envié, lui qui naquit pour prêcher, le rôle de grand pontife philosophique que joua ce jour-là le dantoniste Hérault. Mais ce fut un sentiment plus profond, une douleur de croyant qui alluma en lui cette haine dont l'inoifensif et aimable harangueur devait être la victime. Dès lors celui-ci se sentit regardé par l'œil symbolique et effrayant qui était gravé sur les papiers des jacobins et , il vit que Robespierre l'épiait*... ». J'ai tenu à citer le passage pour montrer la manière dont: M. Aulard écrit l'histoire.