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"AGñvas Exeudepoëv ; 20) que le mot yencrnetatesiu se lit chez le même écrivain, au livre VIII, 134. ;
Cette comparaison des textes d'Hérodote et d’Aristote est intéressante. Elle prouve que l’auteur de la Constitution d'Athènes ne se faisait aucun scrupule d'emprunter aux historiens et aux annalistes, non seulement le fond, mais la forme même de son récit. Elle nous avertit, par conséquent, que nous devons être très prudents dans nos recherches, touchant le vocabulaire et même la syntaxe de l'écrivain, et que nous courons le risque de lui attribuer des mots et des tournures, simplement transcrits des textes, qu’il consultait.
C’est ainsi que dans les chapitres, qni viennent d’être rapprochés du texte d'Hérodote, et dans la rédaction desquels nous savons que l’auteur avait consulté, peut-être mème cité l’œuvre des annalistes, l’on a relevé comme insolites les expressions
suivantes
Cnreiv Tnv oAyapyiav (XIII, 4),
où avrioraciürar (XIV, 1), émovoovioavres (XIV, 3),
rhv Oedv aroumunoimevos (XIV, 4), moodtaoneioaus Adyov (XIV, 4).
Or, on lit, dans la Poétique (14, 1453, b, 11) : Où yào mäcav et Gareiv Hdovnv 4rd Toxywdlas Ad Tv oixelav, où le verbe Cnteiv est employé dans une acception toute voisine; et, dans le Panégyrique d'Isocrate (93), Enreiv cwrnplav. — ’Avrioraotirns appartient au vocabulaire d’Hérodote (1, 92) et de Xénophon (Hélléniques, VIL, 1).— ’Arouueïohu est justifié par des exemples de Platon (Cratyle, 427, a) et de Xénophon (Mémorables, I, 10, 3). — ‘Oyuopsovioavres, qui se rencontre, d’ailleurs, chez Hérodote (VII, 229), est vraisemblablement formé d’après la périphrase de ce même écrivain : Toutd ppovioavres.
Aussi bien Aristote a-t-il peut-être tiré ces expressions de
l’œuvre des atthidographes, de ces évo, au moyen desquels il complétait ou contrôlait le témoignage d'Hérodote. Ne peut-on pas admettre qu’il a rencontré chez l’un d'eux le mot xoobtacreloas, dont, en effet, aucun autre exemple ne nous est parvenu? Ilxpabareiy ne nous étonnerait pas moins, si Athénée ne nous en avait indiqué l’origine. Il est vraisemblable que éridtavémerv, qui se trouve dans le court exposé de la réforme monétaire de Solon (X, 2) provenait également d’une source qui nous est inconnue. .
Dans son récit du meurtre d'Hippias par Harmodios et Aristogiton, Aristote a consulté Thucydide, qu'il contredit, d’ailleurs, sans le nommer. Il y a, dans l’Histoire de Thucydide, deux récits de la conjuration. La longue digression du VI: livre (54-59) contient plusieurs erreurs, que Thucydide a corrigées luimême, dans un morceau du Ier livre (20), qui fut évidemment écrit après la fin de la guerre et qui appartient à la dernière rédaction de l'ouvrage. La Constitution d'Athènes s'accorde avec cette dernière narration, qu'elle complète et fait comprendre. Au VIe livre, Thucydide avait raconté que les conjurés s'étaient proposé de tuer Hippias, pendant qu'il ordonnait, au Céramique, la procession des Panathénées; que, se croyant trahis, ils rentrèrent dans la ville, pour tirer au moins vengeance d'Hipparque, celui des tyrans qui les avait offensés. Au Ier livre, il dit que la procession était dirigée par Hipparque, dans l’intérieur de la cité, près du Léokorion. Persuadés que leur secret était découvert, les conjurés se jetèrent sur lui, afin d'agir avant d’être arrêtés. Or, telle sera la version d’Aristote, qui nous expliquera pourquoi son prédécesseur, corrigeant les erreurs de son premier récit, motivait ainsi la conduite d'Harmodios et d’Aristogiton. C'est qu'Harmodios, dont Aristogiton avait embrassé la cause, avait été outragé, non par Hipparque, mais par le troisième fils de Pisistrate, Thettalos.
Quelque contradictoires que soient, d’ailleurs, ces témoi-