ET LE COMITÉ PROVISOIRE DE PARIS
Beaucoup de Français et d'étrangers attachés à la propriété foncière, à l'industrie manufacturière, au commerce, aux clergés, aux armées et aux professions libérales , s'accordent à déplorer les dissensions nationales, politiques et religieuses qui désolent l'Occident. Ils voient avec inquiétude des discordes encore plus redoutables envahir de proche en proche les foyers domestiques et les ateliers de travail. Associés
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depuis 1871 pour remédier à ces maux, ils coDBtatent journellement que le meilleur raisonnement est sans force, même sur les gens de bien, qui aujourd'hui sont pour la plupart dominés par des idées préconçues. Ils réussissent, au contraire, quand ils font un judicieux appel à Vexpe'rience.
Le meilleur moyen de persuasion consiste à exposer méthodiquement le contraste qui règne entre les idées, les mœurs et les institutions, c'est-à-dire entre les constitutions sociales des divers peuples. L'histoire du passé et l'étude du présent enseignent que certaines constitutions engendrent invariablement la paix , tandis que d'autres créent ou entretiennent la discorde. Tout homme de bonne foi, s'il est instruit de ce contraste, s'il distingue les institutions qui conservent le bien de celles qui poussent au mal, tire lui-même la conclusion pratique : il renonce à ses erreurs et revient à la vérité , sans le secours d'aucun autre enseignement.
VUnion de la paix sociale est fondée pour organiser cette étude comparée des constitutions sociales de tous les lieux et de tous les temps , avec le concours de l'histoire, de la géographie et des autres sciences qui se rapportent à l'homme vivant en société. Elle fera pour les Monographies de sociétés ce que l'auteur des Ouvriers européens a fait pour les Monographies de familles.
Un comité provisoire, siégeant à Paris, a été formé ' sur les instances réitérées de savants français, belges et anglais, pour chercher les meilleurs moyens d'exécution.