CHAPITRE III
LE RÔLE DE l' ANGLETERRE DANS L'UNION DES RACES
Les historiens ont toujours été peu disposés à décrire les prospérités calmes et durables ; et, en conséquence , ils n'appellent guère l'attention de leurs lecteurs sur les peuples anciens ou modernes qui doivent être pris pour modèles. Ils se complaisent, au contraire, dans le récit des fortunes brillantes, suivies de terribles catastrophes; en sorte que leurs écrits insistent avec une prédilection particuUère sur les exemples qu'il faut repousser. Les voyages spéciaux, entrepris depuis quarante ans pour la recherche des modèles contemporains, ont surtout mis en lumière les petites nations, savoir : à l'Orient, les pasteurs nomades de la Grande-Steppe* ; au Nord, les paysans
^ Les observations des voyageurs modernes confirment, à la distance de deux ou trois mille ans, les justes hommages
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de la Suède, de la Norwége, du Danemark^ des duchés du nord-est de T Allemagne et surtouA du Luneibourg hanpvrien, c'est-à-dire les peuples dont les ancêtres ont donné à la race anglaise sa plus forte empreinte (II, rv); au Midi et à rQçcident, les races semi-pastorales qui habitent les plateaux élevés des Alpes , de l'Auvergne et des Pyrénées, et , en première ligne , les six cantons suisses de FOberland et les trois provinces basques *. En d'autres termes, la supériorité sociale , celle qui a pour caractères lerespect du Décalogue et le règne de la paix intérieure, appartient aux peuples simples et modestes que considèrent à peine les lettrés de l'Occident. Quant aux grandes
rendus par les anciens à la vertu des pasteurs nomades, a Jupiter. tourna ses yeux étincelants sur la terre des cava- « liers thraces, des Mysiens, terribles dans la mêlée, et « des fiers Hippémolges , pauvres , mais les plus justes des « hommes. » (Uouè^e , Iliade , xiii, 3 à 6.)-^ « Us habitent « au cœur môme de l'Asie de riches campagnes fertiles en « blé ; mais leur vraie patrie est le lointain désert où errent « les nomades, ces hommes vertueux et justes. » (Ghœri- Lts, -cité par Strabon, VII, m; 9;) — « Ces bons Mongols « ont Tâme essentiellement religieuse ; la vie ^'uture les « occupe sans cesse, les choses d'ici -bas ne sont, rien à « leurs yeux; aussi vivent- ils dans ce monde comme n'y « vivant pas.» (L'abbé Uuc, Voyage en Tar tarie , i. î , p. 48.) . . ,. -
^ Les Ouvriers européens,, p. 92, dS, 140, 152,. 248. — Les Ouvriers des deux mondes, 1. 1 , p. 107, 403. — Bulletin de la Société d'économie sociale, t. Il, p. 2i9, 29Ô, 313, 406", 506, 518; t. lîU p. 613. -r la Réforme sociale, 51 , VIII et XII ; 53,^ V ; 62, ii, .
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