‹ La constitution essentielle de l'humanité: exposé des principes et desChapitre 51 sur 103 · L'ERREUR DES MODERNES DETRUIT LA LOI MORALE · texte numérisé non relu

L'ERREUR DES MODERNES DETRUIT LA LOI MORALE

rants et impuissants en ce qui touche la Constitution essentielle, emploient leurs talents à propager Terreur fondamentale qui en est la négation. Sous rinfluence de cet enseignement, le peuple se révolte d'abord contre les quatre premiers commandements, c'est-à-dire contre Dieu et l'autorité paternelle ; puis, par une déduction logique, il prend en mépris l'esprit de patronage dans la vie privée et l'esprit de paternité dans la vie publique. Ces sentiments se développent surtout chez les familles qui , au sein des grandes nations compliquées, subissent plus que les autres le poids des maux amenés par l'agglomération des hommes et par les difficultés inhérentes aux nouveaux régimes du travail. Ainsi s'explique le contraste croissant qui se manifeste entre l'état de discorde de la France et l'état relatif de paix qui persiste dans les deux pays voisins.

Les résultats de cette comparaison sont confirmés par ceux que donne l'étude méthodique de l'Europe entière. Les changements extraordinaires qu'amène en ce moment l'âge de la houille achèvent de démontrer que les principes et les coutumes de la Constitution essentielle sont la loi suprême du monde entier.

Gomment Tâge de la houille et ses quatre grands empires

Justifient plus que jamais les traditions de la loi morale

et du pain quotidien.

Les causes de la prospérité et de la souffrance ont donc été les mêmes dans tous les temps et chez toutes les races. Les faits relatifs aux anciens et aux modernes, que je viens d'exposer en deux chapitres, conduisent, en effet, à des conclusions identiques. Celles-ci, réduites aux points essentiels, se résument en peu de mots.

Tous les peuples ont subi les atteintes du mal, et se sont laissé envahir par certaines défaillances permanentes ou accidentelles. Toutefois, ils ont pu être réputés <r heureux j>, quand ils ont possédé la stabilité et la paix. Les plus heureux ont toujours été et restent encore les moins signalés par rhistoire. Tous ont dû une partie de ce bonheur à la nature des lieux qu'ils habitent. Aucun d'eux n'a conquis impunément une grande célébrité : les plus fameux, après avoir étonné le monde par leur puissance , sont devenus, tôt ou tard, un objet de pitié ou de mépris; pour plusieurs d'entre eux, la décadence n'a pas été seulement la perte de l'autonomie, mais la perte même du nom. Au milieu de ces nuances

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