Débardeur de Port- Marly (France
Chacun des cinq derniers tomes commence par une introduction touchant la constitution sociale sous laquelle vivent les fkmilles qui y sont décrites , et se termine par un épilogue résumant les changements que cette constitution a subis depuis 4855, date de la l^e édition, jusqu'à l'époque de la 2^. Chaque tome forme ainsi un manuel social d'une région déterminée, que l'on peut acquérir et consulter isolé* ment.
SUR l'ouvrage intitulé : La Réforme sociale.
L'auteur a entrepris, en 1858, la rédaction de cet ouvrage, sur la demande réitérée des personnes qui étaient alors en situation de coopérer à la réforme de la France. Il y a groujpé, sous une forme analytique, les faits recueillis dans ses voyages et qui n'avaient été exposés que par un petit nombre de spécimens dans les Ouvriers européens. La première édition, publiée en 1864, a été suivie de six autres, en 1865, en 1867, en 1872, en 1874, en 1878 et en 1887. L'auteur, se référant à la pratique des peuples prospères, interprétée par les Autorités sociales, tend à un but qu'on peut résumer en peu de mots : signaler les conditions de l'ordre matériel et moral dans les sociétés de notre temps.
Amendé et complété dans chacune de ses six premières éditions, conformément aux nouvelles observations de l'auteur et aux critiques des hommes compétents , l'ouvrage comprend aujourd'hui une introduction, sept livres et une conclusion. Il est divisé en 69 chapitres et en 754 paragraphes. L'introduction a l'étendue d'un livre : elle expose la méthode qui a guidé l'auteur, puis la distinction du vrai et du faux telle qu'il l'a déduite du rapprochement des faits observés et de l'opinion des Autorités sociales. Les sept livres traitent successivement des principales branches de l'activité humaine : ils ont pour objet la religion, la propriété, la famille, le travail, l'associa-
tion, les rapports privés et le gouvernement. Dans chacun de ces livres, Fauteur décrit les idées, les mœurs et les institutions qui font le succès des peuples les plus prospères de Tépoque actuelle. Selon la déclaration unanime des Autorités sociales de l'Europe , déjà faite par Socrate et reproduite par Montesquieu, il enseigne que chaque pays doit fonder sa réforme sur les coutumes de ses époques de prospérité ou sur les pratiques classées au premier rang par Topinion des contemporains. Enfin la conclusion donne le résumé des modifications qu'il y a lieu d'introduire successivement dans les idées, les mœurs et les institutions de l'Occident.
Le sommaire suivant résume le plan et indique l'importance relative des diverses parties de l'ouvrage.