‹ La contagion: comédie en cinq actes, en proseChapitre 41 sur 96 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

petite marquise sous Tégide de votre naïveté? (Lisant.) c( Nous avions comploté de vous surprendre. » Vous vous croyez du complot? (usant.) « Maisj*ai peur que nous ne nous cassions le nez. » Le vôtre serait à jamais regrettable, madame. (Lisant.) « Et je crois prudent de vous avertir que nous serons chez vous à trois heures précises. » Très-prudent, on ne peut pas plus prudent, et je vous remercie. Ou je ne sais plus déchiffrer une femme, ou le plan de la marquise est d'arriver seule cinq minutes avant la comtesse, en me disant : « Vous voyez, baron, qu'on n'a pas peur de vous. » Ah! rusée, vous voulez faire vos preuves de lionnerie sans rien risquer! Avoir la crânerie des grandes dames sans vous départir' de votre prud'honiie originelle ! Heureusement pour moi , vous n'avez pas osé mettre votre escorte dans votre confidence, et

je vous tiens, (n se dirige vers la table de droite et écrit.) « Chère

« comtesse , je suis au désespoir, j'attends précisément à « trois heures des personnes qui vous gêneraient beaucoup '(( et que vous ne me donnez pas le loisir de contremander. <( Ce sera donc partie remise, si vous le voulez bien. Je (i préviens la marquise par le même messager. Votre bien « respectueusement dévoué, D'Estrigaud. (n sonne, entre Quentin.) Vous allcz faire porter tout de suite cette lettre par William. A trois heures moins cinq minutes, il . viendra une dame ; vous l'introduirez et vous ne laisserez plus entrer personne sous aucun prétexte. Est-ce compris?

Q U E iN T I N , fausse sortie.

Oui, monsieur le baron.

d'estrig.vuu.

Quentin !

QUENTIN

Monsieur le baron ?

6î LA CONTAGION.

D*ESTR1GAUD.

William me rapportera le cours de la Bourse.

QUENTIN

Oui 9 monsieur le baron, (n ouvre la porte, aperçoit Lucien et aonooce). M. de Chellebois. (Il sort.)

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