‹ La contagion: comédie en cinq actes, en proseChapitre 63 sur 96 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

LUCIEN

Ne fais donc pas ton enfant du peuple... ton grandlëre avait la particule.

ANDRÉ

Je crois bien qu'il l'usurpait.

NAVARETTE

Eh bien, en fait de noblesse, usurpation vaut titre.

LUCIEN

Je vous dénonce mon ami comme démocrate et libre enseur.

ANDRÉ

N'en croyez pas un mot, mesdames.

LUCIEN

Alors, reprends ta particule.

Elle ne vous sera pas inutile dans les î^ffaires.

CANTENAC

Ni auprès des femmes.

VALENTINE

Je ne comprends pas qu on aime un roturier, monsieur e Lagarde.

ANDRÉ

Va donc pour de Lagarde ! me voilà du faubourg.

ÀURÉLIE.

Et du plus faux encore I

LUCIEN

Assez, Aurélie, assez I

AURÉLIE

Laisse -moi consommer, c'est payé. — ^"Quelles nouelles du faubourg, cher baron ?

D*ESTRIGACD.

Aucune.. • Ah! si fait! Ludovic, ce même Ludovic que Yalentine appelait son jeune premier et Aurélie son je ne sais quoi. ••

AURÉLIE

Moi, toujoui-s bête.

O^KSTRIGAUn.

Oui. — Il vient d'entrer à la Trappe.

CANTEXAC.

A moi, Auvergne!

VALKNTINE.

Où avez-vous appris cela?

d'estrigaud.

Parbleu ! c'est tout au long dans la Gazelle des Cocodès.

NAVARETTE

Ce pauvre Ludovic! Je n'en reviens pas.

d'estrigaud.

Voilà ce que c'est, mesdames, que d'avoir une âme tendre.

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