Ilall*». qu 8, a. 2 et
Coatemp! Mystique 1*
gence des Écritures ^ Pareillement on peut citer le cas de cette Lydie, dont il est parlé au livre des Actes (xvi, 14), prototype de beaucoup d'âmes pieuses assistant au sermon de leur pasteur : « Le Seigneur lui ouvrit le cœur pour qu'elle comprît ce que disait Paul. » Et n'est-ce pas toujours le Maître intérieur qui éclaire les âmes au cours des siècles, et leur fait trouver sans cesse dans la sainte Écriture la pensée dont elles ont besoin et que lui, l'Auteur principal, a su mettre sous les humbles lettres écrites par ses instruments ? N'est-ce pas grâce à son instinct que le mystique exultera en psalmodiant au chœur le symbole de saint Athanase oîi se trouvent exprimées tout simplement les relations mutuelles des trois personnes divines et l'identité de leur nature ? Sainte Gertrude recevait ordinairement l'inspiration divine pendant qu'elle récitait l'office.
De même, le mystique saura découvrir sous les voiles symboliques la vérité qui se cache, il reconnaîtra facilement dans le Cantique des cantiques l'épithalame du Christ époux de l'Église et des âmes. Tandis qu'un Voltaire, avec tout son esprit à lui, ne verra dans ces termes d'amour « qu'une chanson de corps de garde » et y prendra le plaisir que comporte un tel genre, saint Bernard, saint Thomas d'Aquin, sainte Catherine de Sienne, saint Jean de la Croix, sainte Thérèse, saint François de Sales, tous ceux qu'anime l'Esprit divin y trouveront avec une joie pure l'expression de leur expérience religieuse.
C'est le don d'intelligence encore qui nous fait voir sous les apparences sensibles les réalités spirituelles. Dans ce charpentier qui peine à l'atelier et dont les gens de Nazareth ne font pas plus de cas que d'un autre ouvrier, Marie, sa mère, contemple la plus belle âme humaine qui fût jamais et une personne vraiment divine. Les saint savent, à son exemple, voir dans toute créalurc humaine l'Ame formée à l'image de Dieu, et dans l'âme l'F.sprit-Saint qui demeure ou qui du moins heurte à la porte. « Désormais, dit saint Paul, nous ne connaissons plus personne selon la chair ; et si nous avons connu le Christ selon