Cf. la, qu. 79, a. 8, etc
4. € Inquisitio rationis sicut a simplici intuitu intellectus progreditur (quia ex principiis qua quis intellectu tenet, ad inquisitionem procedit), ita etiam ad intellectus certitudinem terminatur, dura conclusiones iaventae in principia resolvuntur, in quibus certitudinem habent. » (IH Sent., d. 35 qu. 1, a. 2, q. 2).
faculté d'estimative, par leur instinct, le rejoignent lui-même en tant qu'il est raisonneur ^.
Ainsi donc tout homme est intuitif, et nul, sauf les anormaux, n'est privé des intuitions rudimentaires de l'être et des premiers principes. D'autres intuitions s'ensuivent plus ou moins nombreuses selon la vigueur de l'intelligence et les secours qui lui sont offerts par des maîtres.
Presque personne, au dire de saint Thomas, n'est dépourvu d'une certaine intuition, au moins confuse, de l'existence de Dieu, tant il est facile à la raison humaine d'y parvenir dès l'abord. A voir en effet qu'il y a de l'ordre dans le cours des choses naturelles, comme l'ordre suppose un ordonnateur, on en infère que là comme ailleurs il y a un ordonnateur qui préside ^ En tout cas, nous trouvons sans peine des hommes qui considérant que ce monde n'a pas en soi sa raison d'être, saisissent, dans une intuition, l'existence de Celui qui est par luimême, et rend compte de tout le reste. Et à un grand nombre de gens qui n'y fussent pas parvenus le magistère de l'Église a donné d'atteindre à cette intuition et même à une intuition plus compréhensive.
C'est par là que l'homme se trouve capable d'être élevé à la contemplation mystique, c'est à cette fonction intuitive de l'intelligence humaine que s'unissent pour la renforcer les dons d'intelligence, de science et de sagesse. Saint Thomas l'enseigne formellement dans le Commentaire des Sentences et dans la Somme théologique, en traitant des dons, et spécialement du premier, le don d'intelligence 3. puis tard, en étudiant la vie contemplative, il suppose toutes ces notions acquises.
Que l'on reprenne maintenant dans la Somme la questioa