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ordonnée ? Quelles répercussions familiales ou sociales produirat-elle ? [ls n’en ont cure.
Nous estimons, au contraire, que ce problème est capital et mérite une étude sérieuse et approfondie, car sa solution, quelle qu'elle soit, entrainera chez ceux qui auront assez de courage et de logique pour la mettre en pratique une manière de vivre dont les répercussions sociales seront considérables. Il est facile de s'en rendre compte. Sans vouloir entrer dans des considérations en dehors de notre compétence et de notre sujet, nous nous bornerons à noter les points suivants :
S'il est démontré que le jeune homme peut et doit avoir de bonne heure des rapports sexuels — la continence étant préjudiciable à sa santé — la prostitution n’apparait-elle pas comme une institution de première nécessité et les femmes qui s'y livrent ne méritent-elles pas d’être considérées comme d’insignes bienfaitrices de l'humanité ?
Ou bien si, par crainte de maladies difficilement évitables, l'éphèbe va chercher dans le sein d’une honnête famille la jeune fille qui sera pour lui une maïtresse de tout repos, les considérations morales étant bien entendu laissées de côté, de quel droit les parents pourraient-ils s’en offusquer ?
Et nous ne nous demanderons pas au cours de cette étude si la femme est soumise aux mêmes exigences ou si elle devrait subir en victime l’accomplissement des fonctions du sexe fort. Mais dans l’une et l’autre alternative, comment lui refuser une émancipation physiologique et sociale complète ?
Ne pourrait-on aller plus loin et se demander ce que deviendraient les enfants dans une société où une vie sexuelle basée sur les hypothèses précédentes remplacerait les conventions actuelles ?
Si la femme ne consentait à satisfaire les besoins de son compagnon qu'à la condition d'en éluder les conséquences physiologiques, comment raisonnablement pourrait-on condamner les pratiques néo-malthusiennes ou lui refuser le droit à l’avortement?
Il faut être logique.