TROISIÈME PARTIE
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Avec la nosologie de l'herpès nous abordons un chapitre particuliérement complexe. L'herpès, domaine des cliniciens, des morphologistes et des biologistes, considéré tour à tour comme un syndrome, une affection, une maladie, a naturellement reçu une place variable avec les méthodes employées et les conceptions que celles-ci ont engendrées.
Or, en médecine, il est impossible de choisir arbitrairement comme cela se fait en Sciences un critère qui servira de base constante à toutes les classifications. Chacun de nostests, qu'il soit d'ordre clinique, anatomique où expérimental, est susceptible de se trouver en défaut devant les difficultés des cas particuliers. Et l'histoire de l’herpès lui-même en est la preuve : nous avons vu que la clinique s'était montrée insuffisante à établir l'unité de la maladie ; que l'observation anatomique chez l’homme n'avait rien laissé soupçonner des lésions étendues révélées par la maladie expérimentale; enfin nous ne tarderons pas à indiquer que, l'ère biologique a apporté à la
pathogénie toutes les incertitudes dont est fait le mystère des virus filtrants.
D'ailleurs le désaccord entre les résultats des diverses méthodes n’est qu'apparent et résulte essentiellement de l'impuissance de notre entendement à saisir le groupement naturel des phénomènes. Aussi nous a t-il semblé qu'il convenait d'envisager successivement sous ses faces biologique, anatomique et clinique, le problème de la nosologie de la maladie herpétique, de façon non à opposer les conceptions mais à assurer leur contrôle réciproque, et qu'il nous serait ainsi possible d'examiner chacun des grands problèmes de l’herpès dans son cadre naturel tout en nous aidant des dernières données expérimentales. Nous parviendrons en procédant de la sorte, sinon à établir la place définitive de l'herpès dans la nosologie, du moins à marquer les repères qui tracent ça et là, dès à présent, des limites à la maladie.