LE NOUVEAU SYSTEME
peu fort, et jecroidmême Que çarui ne
Morufort : —Len joues d'Marichette ?
Morufort : —Oh ! quant à ça, j'erai frachement q Pierrichon :--C'que j'en pense, monsieur ;
paraissent pas si famouses que les joues d' qu'nous sommes seuls, dites r
monsieur Moderalto.
Pierrichon :-Je tiens la cho se du
Morufort :— C'est un
en ee :2"- 3-85 == 629 SE SETITE EE £ È HE
fn meuse affai rel Qne la Conf
Disait : quelle s
le digne hom me Qui nous a construit tout
Or je prétends que
Mérite; cer tes,.qu'on le nom me Le protecteur
du Ca na da,
Morufort :—Mé ri te, cer tes, qu'on lenom me Le destructeur
Morufort : —-Pour moi co brillant édifice Ne représente aucun bienfhit,
Pierriehon : —Et moi lui connaitrai-je un vico Que je dirais : rien n'est parfait.
Morufort :— Encor si la grande pui | transforme le Canada, ous assurait l'indépendance Que le passé vous \ Ah ! si l'on pouvait, sans les armes, Davenir une nation, Ma foi, je rirais jusqu'aux larmes, De toute l'opposition.
Pierrichon : —Peut-êtro aurez-vous tons ces charmes A la prochaine élection !
Pierrichon : —Mais on dit que votre province Se refuse au grand compromis.
Morufort :—Oui, parce que la chose est mince . Pour son bin-être et ses profits. :
Pierrichon :—-Mensonge que la politique
A trouvé moyen d'inventer ; Ce n’est qu'une faible tactique Afin de faire tout manquer, Mais j'espère que la rebelle, Bientôt soumise à notre arrêt Viendra sucer notre mamelle Pour se nourrir du même lait,
Morufort : Monsieur, ne comptes pas sur e Car ce breuvage k tunuit je
Mengort :—C'est bien à votre fenatisme Que nous devons tont ce tracag
Pierrichon :—Vofre fameux libéralistne Nous'cause-til moins d'embarras. :
Morufort :—Tenes, uolque rouge en prinoipe.
sé Je mo Lors PA Aid Que je craindrais casser ma pipe Contre votre gouvernement ;
ne 3 gel le sr re honnête
ur l'avenir, re me ri vons la tête!
C'est le moyen de parvenir,
Pierrichon : —Oublies done votre défaite Et travaillons pour l'avenir !
Morufort : (à part.) :—C'Pierrichon est pas si bète qu'i paraissait ; mais, c'est pas
solide ; y'a du perroquet là d’davus; et pourtant ces p'tites bêtes là répètent souvent d'bonnes choses. 4 lVritax père Howe noes ava’t irompé ll... Ji réfléchit.)
Pierrichori 8 ÿpouvions l'eonvertir; un homme qu'a fuit deux cents lieues duingu'exprès pour v’nir nous troubler ;—c'eu s’rait-i un fameux service rendu au pays; et pi qu'on dirait: C’est encore c'diable de Pierrichou qu'a fait ça! car, voyez-vous, j'avons déjà d'la réputation pour ces choses là, si ben qu'aux dernières élections, j'avons ben-r'çu vingt belles piast’es, sans compter les dix qu'un p'tit Monsieur de la ville a fourré dans la poche de Marichotte :—c'était pour payer not'e temps, comme ‘ on dit; si j'avions pensé qu'é'aurait été pour faire d’la corruption, j'aurions jamais souffert ça, ni Marichette non plus! parc'que, c'est pas pour nous vanter, mais y'a d'la conscience là d’dans.—Mais, donnons-y pas l’temps d’réfléchir.—Dites done, Monsieur Morufort, ç'a ben des caprices, la politique, hein ?
Morufort :-—Hh ! mon gueux / ost-c'que ça sait c'que ça veut; et t'nez! voulezvous que j'vous dise c'que j'en pense, moé, de oc'qu'i s'appellent leur politique.
Pierrichon—J's'rais ben curieux d'conngit’e vot'e apégnon là-d'eus.
Morufort :—Æh | ben, j'crai qu’c’est une vieille blague cousue d'fi rouge et bleu, là ousque l’plus fort s’bourre tant qu’i peut.
Pierrichon :—J'avions ben à peu près ls même idée, mais j'avions gris cru Qu'c'était une blague rouge race’modée avec du bleu.
Morufort :—Bah! l'racc'modage vaut pas mieux qu'la blague, alles ! Pierrichon :—Pourtant ! quand l'A bleu ont Siré, j'vous dit qu'ça tient bon..
Morufort : -—Oui, mais tout c’ciraye là en met pas pe daus not'e poche, et ga répare pas les malheurs d’mon Pays.
Pierrichon :—Tions, vous v'là encore avee vos idées tristes ; mais, dites donc, vous croyez dun qu'on vons veut ben du mal?
Moryfort :-—-Dam, c'en a ben l'air.
Pierrichon (u part.) : —Ca doit êt'e le moment d'employer l’grand moyen (Aa).
T'oez, Monsieur Morufort, dans is politique, voyes-vous, i faut garder son sang fret, et maitriser ses passions, comme dit Monsieur l'Ouré.
Morufort :-—Oni, mais c'est qu'y a queaq'chose qu'on pout pas maitrisor si facilement ; c'est le faim, Monsieur Pierrichon.
sg fre,
si foci-
Pierrichon :—Mais, par bleu! orf s'adresse eux amis, et quand y'ea & pour um y'en # ben pou deux; et t'nes, c'est pas pour me vanter, mais j'erai qu'y # moyen d'arranger ça entre nous deux.
Morufort :-—- Comment! vous erayez que...
Pierrichon : —Kh| oui; mais pour ça, i faut fhire des p'iite sacrifices.— Pourquoi, par example, que vous laisseries pas voie pays, et pi vous en v'nir resier dans l’not'e ?
Morufort :-—-Moé laisser mes morues pour vos castors [—mcis, vous y penses pss, monsieur Pierrichon ; qu’est-c'que dirait l’père Howe ? lui qu'à tané crié!
Pierrichon :—Bab ! on trouv'ra bon l'moyen d'y couper l'siffet,'alles, à vote vieux père Howe.
Morgort :—-Mais qu'est-c'que j'vicudrais fairo par icite ?
Pierrichon :—S\ v'est guinqu'ça qui vous inquiète, soyez pas en peine.—J’avons jastetoent paré à note Dépuié poar placer mon fleau dans les affaires da gonvernement, et i m'a dit, hier, qu'ia pluce était sûre, malgré qui s'en aient pus besoin ; maie, voyez-vous, ces gens-là aiment à encourager l'oommerce ;- -6h! ben, mon fileau attendra une aut’e chance, et vous prondres la sienne.
Morufort : Comment ! moé, une place!..…..............…..…..... In4iS çà s'pout pas, Monsieur Pierrichon ; moé qu'a tant dit d’bêtises conte vot'e gouvernement,
Pierrichon :—-Pas ei bête d'aller r'dire.
AGrafort :— C'est vrai qu'o’était entre nous aut'es, et pi qu'ls colère du moment
m'a fait dire des choses... +... CnfR ; vous comprenes ?.................. on s'ex- CitO,....... sure OR S'OXOLO,..... orne on s'monte,.….....… s00000 et pi on finit par d'v'air injuste.
Pierrichen :-—Oh ! j'connais ça, j'oonnais ça (4 part). J'crai qu'j'avons touché la corde sesible.
Morufort :—Dites donc ; comben qu’ça para-t-i !
Pierrichon :- -Oh! Disons £4”9 piast'es ot pi... PREITETE
| Morufort = Rt pisse
‘Piervichon, (bes) :—Queuqu’un pourrait nous entend'e, parlons en pes; mais on rait c'que ça veut dire.
Morufort :—Mais, dites done, penses-vous que j’pouvons remplir la place comme i faut?
Pierrichon :—Cs, c'est bas ben important dans les affuires du gouvernement, mais y'en « pas d'plus capuble que vous, perv'que, voycs-vous, i s’#git d'nommer un Inspecteur de foie d'morue ; et vous qu'on « suroommé Morufort ?
Morufort, (à pari) :—J'oonnsis:ons plus la morue qu’ron haile de foie, mais n'importe, i psrait qu'c'est pas nécessaire. (Æout) Dites-donv, c'est-i payable en papior, les quatre cents piast'es ?
Pisrrichon : —ÆEn or!
Morujort :—En or ?
+ Monsicur Howe ext maintenant nn des membres du ministère. Qu'on vienne nous dire que l'on n'est pas prophète dans Ron pays.
me -
Pierrichon : Allons un bon mouvement | penses à votre Anastaalo.
Morufort :—-Eh ! ben...
Pierrichon : — Vous vous rendes ;
Moryfort :—Darn, la somme me paraît ben p'tite; parc'que vowenrous, larsqu'on a des capacités, eh ! ben, ça vaut son prix.
Pierrichôn : —C'est vrai, mais vous savez, y'a l0............00080 DUnsseee005000015-
han... .… par dessus le marché... Chut, on pourrait nous en- Morufort :—Ouil mais vous êtés bep ar qu'la chose estshre? : Moderato.
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o lovor Mendort:—Oui, je mo rends, mais en ce Is je pen se Que (0) « | .
‘ que vraiment il pen se
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; a ver ne P En ce pou voir con nul, ji ci, ne bli mé ra ce fai Car, com me moi, grand' nul, i ci, ne bl me ra ce
. fait, Car, com me lui, grand
où ” ser vez con fi snce 7 Et, nom bre qu’on en cense Font volte fn vo . au seul mot d'in te rèt, Si L.
nombre qu'on en cense Font volte ta ce au seul motd'in té rèt Si,
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L ; ” Vi. RICA dj ak ST Ai lons, Monxiour, c'en est af es, jo ga @6,. Pour vous prouver par ‘ve nu dans ma psuvre pré vin ce Je vois, un jour, par vo nu dans sa pauvre provin ee, J1 voit, un jour, son 5 PRES SUUS muse =
ceux-là sont plus San vieux ri pu bli cain, Je vieux ré pu bli cain, ‘IL
F Fr un” Font bon ne mine' à leurs puis sañts voi sine Mais, a vant tout, il faut à voir du pain:
Mais, a vant tont, ‘il faut A voir du pain, } DC. DUC. \ Ralulendo ÈS
Pierrichon, à part :-—ANons, c'est faitt (haut) Ah! tenez, Monsienr Morafbrt, voua m'aviez l'air si honnête, que j'savais ben qu'on finirait par s'entendre sur ls eraie politique d'not’epsys.. Doux montagnes s'rencontrent pas, qu'on dit, mais deux hommos d'espritÿc'est autre chose |
Morufort : Merci du compliment, Monsieur Pierrichon, l'av'air nous dira si ef vous dites vrai |
Pierrichon :—ÆEh! ten, on attendant, mouillons notro nouvelle amitié, mais, oolte fois, À nos santa | , à ,
Morufort :—Qui, à nos santés! et répétons ensexhle notro joyeux refrain, Zci, on répète le refrain de la chanson à boire.