Avec une préface du R. P. Mainage, Paris, Téqui
dans la haine féroce de la religion catholique, trouve la foi en se livrant au jeu des tables tournantes et aux pratiques de l'occultisme.
Le quatrième récit nous vient d'Italie et i] n c«5t pas le moins curieux^ Ce sont les nénioires d'un homme qui, après avoir été un c es membres actifs du parti socialiste ^talien et compagnon de luttes de Bissolati, est devenu l'abbé Illemo Camelli, professeur au grand séminaire de Crémone. Rares, hélas ! sont les convertis, évadés de ces groupements de militants. Aussi est-il instructif et plein d'intérêt de voir, dans une vie dont les péripéties tiennent du romanesque, la substitution progressive de ridéal chrétien àPidéal humanitaire, d'autant que le récit garde, dans son exubérance italienne, un grand charme de spontanéité et de sincérité. L'auteur s'est plu à raconter les faits, avec les réactions d'idées et de sentiments qu'ils provoquent, plutôt qu'à discuter des thèses et à aligner des raisonnements. Mais cette méthode de la
1. Illemo Camelli, Du socialisme au sacerdoce, traduit de l'italien et précédé d'une préface par Maurice Vaussard,. Paris, Perrin, 1918.
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simple histoire n'exclut pas Les aperçus judicieux sur les enthousiasmes^ les déviations et les tares du socialisme, comme sur le rôle bienfaisant de TEglise dans la civilisation.
L'Angleterre n'est pas restée en arrière.
Non seulement en 1918 elle a comptf, de nombreuses conversions dans l'élite intellectuelle et religieuse, mais elle a vu paraître une autobiographie^ qui par ses qualités de style et d'analyse psychologique peut soutenir la comparaison avec les Confessions d'un converti deMs'^enson.. L'auteur, Ronald A. Knox, fils de Vévêque anglican de Manchester, est un ancien fellow de Trinity Collège à Oxford, écrivain et prédicateur des plus en vue dans le jeune clergé anglican , logicien serré , controversiste plein d'humour, avec ces dons de finesse, d'intelligence des beautés spirituelles, de large sympathie pour les âmes humaines qu'entretient le contact assidu avec les classiques. Entre les anciens, Pconald Knox a chéri Virgile ; il l'a relu pendant les deux mois qui ont précédé sa conversion, et il a
1. Ronald A. Knox, A Spiritual Aeneid, Londres (Longmans), 1918. Voir les études du. 20 février 1919.
achevé la lecture de VÉnéide la veille même de sa réception dans l'Eglise cathoîiqae à l'abbaje bénédictine française de Farnborough. Le poète latin lui a suggéré et le titre de son livre et le symbolisme qui en oriente discrètement la composition : une Enéide Spirituelle, histoire d'une âme qui abandonne Troie, la religion paisible, ignorante de ses fondements comme de ses difficultés, jusqu'au jour où les Grecs, les doutes subtils^ lui donnent l'assaut, la renversent et forcent l'habitant à chercher autre chose, Carthage, Tabri précaire du ritualisme, puis Ronie, la cité définitive.
Jam tandem ïtaliae fugiejitis prendimus or^s.