‹ La coopération en Grande Bretagne [microform]Chapitre 25 sur 26 · PERTES · texte numérisé non relu

PERTES

Section du Centre . .

du Nord . . .

du Nord-Ouest

d’Picosse . . .

du Sud . . .

du Sud-Ouest.

tÎ4 800

Organisation agricole en vue des achats et de

la vente

La Société d’organisation agricole, dont le siège social est à Londres, et qui entretient ties relations avec 1 Union coopérative en acceptant un de nos délégués dans son conseil d’administration, s’efforce de développei la coopération dans le monde rural. Elle a réussi à fonder un certain nombre de sociétés, d’une part pour piocurei aux fermiers et aux cultivateurs les outils, machines et objets de consommation dont ils ont besoin, d autre part pour écouler les produits de leur exploitation. Pour faciliter à la fois les achats et les ventes, la Société d’organisation agricole a cherché à établir des rappoits suivis entre les sociétés agricoles et nos propres

LA COOl'ÉRATION EN GRANDE BRETAGNE

Wholesales. Il n’est pas douteux qu’elle obtiendra d’heureux résultats.

Nous espérons pouvoir bientôt engager, avec la Société d organisation agricole, une action commune contre les coalitions industrielles et capitalistes. Les coalitions sont devenues, en ehet, un danger pour l’agriculture qu elles mettent dans l’impossibilité de se procurer, à des prix raisonnables, les objets dont elle a besoin.

Nouvelles sociétés déclarées en 1902

Le nombre des sociétés nouvelles enregistrées en igo2 est le suivant :

Nombre de de de agricoles et

Angleterre et consommation production de laiterie Diverses

Pays de Galles 1-4 40 q 00 (p,

Ecosse 8 , :

Irlande no , ,, T

De 1 examen des sociétés nouvellement enregistrées, il résulte que l’acte sur les sociétés de prévoyance et de secours mutuels est, maintenant, utilisé pour l’enregistrement et l’incorporation d’un certain nombre d’entieprises, dont le but et l’objet diffèrent grandement de ceux d’une société coopérative ordinaire. Il y aurait là une cause de confusion dans nos statikiques, si nous mentionnions de semblables sociétés dans notre rapport annuel ; aussi avons nous distingué, avec autant de soin que possible, entre celles de ces sociétés qui sont Nraiment coopératives par leur caractère et celles qui ont été enregistrées sous le bénéfice de l'acte, pour des raisons de convenances particulières et d’économie.

APPENDICE

Sociétés dissoutes ou absorbées par d’autres

en 1902

Nous avons constaté avec plaisir que certaines des sociétés importantes viennent de plus en plus volontiers au secours des petites sociétés dans l’embarras, en acceptant de prendre la responsabilité de leur direction ou de les amalgamer à elles-mêmes à des conditions honorables.

Nombre de Nombre de

sociérés sociérés de con- de agricoles et

dissoutes amalgamées sommatiou production de laiteries Diverses

Angleterre et

Pays de Galles ^(S o j ^ 2 oo

Pcosse ‘2 g )) )) •>

Irlande •:> >> î o

Le Rapport du directeur de l’enregistrement

Il est un ou deux points du rapport du directeur de l’enregistiement sur lesquels nous croyons devoir appeler votre attention.

a) Projîts et pertes des sociétés. — Nos adversaires ont fait beaucoup de bruit autour de la constatation faite par le rapport de l’administration de l’enregistrement, que certaines sociétés coopératives se livrant au « commerce et à l’industrie » ont vu leurs bilans se solder par un déficit global de 1.209.700 fr. Les journaux commerciaux ont crié bien fort que ces résultats prouvaient l’insolvabilité des sociétés coopératives. Le public jugera si cette campagne est due à la mauvaise foi ou à 1 ignorance. Quoi qu’il en soit, nos critiques ont montrer l’autre côté de la médaille, à savoir

EN GRANDE liRETAGNE

que les fonds de réserve accumulés et les boni non encore partagés de l’année constituent une somme disponible de 60.627.475 fr. Ce qu’on aurait dù dire, c'est que 142 sociétés accusent un déficit de 1.209.700 fr. et que 1719 ont un excédent d’actif sur le passif de 60.627.475 fr., laissant une balance d’actif de

■59-41 7- 775 fr. en faveur des sociétés. Voici d’ailleurs le détail des pertes :

Sociétés de

Nombre de

coi^ommation

Aiitiv

■s Sociétés

Angleterre et

‘Sociétés en déficit

nombre

montant du détif.it

nombre

montant du

déficit

Déficit total

Pays de Galles

Ecosse

Irlande

oG

;^oo.;.;5o

Un coup d'œil suffit à faire constater que les sociétés de consommation contribuent seulement pour un cinquième à ces pertes (3og.5oo fr. contre 900.200 fr. pour les autres sociétés). Une portion considérable des pertes provient de sociétés qui n'ont aucun rapport avec notre mouvement.

b) Créait accordé par les Socièlés. — Le rapport du

directeur de l’enregistrement indique comme suit le

nombre des sociétés qui accordent du crédit à leurs membres :

Ecosse

Irlande

Sociétés

Accordant

N'accordant

es 1 382

du crédit

pas de crédit

congrès, la

question

a été abon-

APPENDICE

damment discutée dans les diverses conférences de sections et de districts; nous espérons qu’il en sortira de bons résultats. Il faut remarquer que sur 38.977.900 fr. qui sont dus aux sociétés pour livraisons de marchandises, 20.235.625 fr. sont dus aux deux ^\’holesales et aux sociétés de production. Les affaires faites avec ces organisations ont toutes pour objet des achats en gros et des produits manufacturés; les sociétés de consommation paient ces articles aux conditions usuelles du commerce et de l'industrie, c’est-à-dire seulement après réception des factures et échéance des traites tirées. Cjuel (]ue soit le jour de la confection de l’inventaire et de l’établissement du bilan, il y a forcément des sommes considérables à recouvrer par suite des transactions de cette nature.

Déduction faite des sommes dues aux Wholesales et aux sociétés de production, il reste encore que le crédit est en grande faveur dans la coopération, puisque la majorité des sociétés de consommation consentent des crédits et que leurs créances de ce chef s’élèvent à 17.847.225 fr.

Construction de maisons par les Sociétés

coopératives

On attache toujours un intérêt considérable à la question du logement. Aussi avons-nous entrepris, conformément à notre promesse de l’année dernière, de faire une enquête sur le degré de réalisation de cet article de notre programme, le logement du peuple, atteint par les sociétés coopératives.

LA COOPÉKATIOX EX CKAXDE HRETAGXE

Voici le tableau résumé des résultats de notre enquête ;

Sociétés qui ont répondu à nos demandes de renseignements

Sociétés qui ont répondu, mms qui ne s'occupent pas de constructions .

Total des réponses . . .

Maisons construites et possédées par les sociétés. . jXL

Maisons construites et vendues par les sociétés ~8c

Maisons construites par des coopérateurs grâce aux '

avances des sociétés

Total des maisons construites . . .

Dépense par les sociétés pour les maisons qu’elles ' possèdent

Dépense par les sociétés pour les maisons qu’elles ^ ont vendues fr *

Dépense par les sociétés pour les maisons bâties par '

leurs membres . r-

ixt.i-b n:;r

Rapports des Comités

Comité de l’éducation

Ouatre assemblées plénières du comité et cinq

reunions du sous-comité ont été tenues au cours de

1 année.

La première réunion du comité a été, comme d’habi

tude, consacrée à l’attribution des récompenses, des

prix et des certiticats obtenus aux examens qui, dans

les différentes classes, avaient terminé la précédente année d études.

Clauses d'adultes. — Soixante classes d’adultes ont été org^anisees au cours de la session contre soixante-seize

Wà

APPENDICE

3oi

pour la session précédente. 11 y a donc eu une diminution de seize classes.

Bourses d'eiudes. — Comme l’année précédente, nous avons affecté 5oo fr. à l’attribution de bourses d’études de fr. 62. 5o aux huit meilleurs élèves de nos classes. Ces bourses sont destinées à mettre tous nos élèves à même de suivre une partie de la session d’été de l’Extension universitaire; la session, cette année, se tiendra cà Oxford.

Classe des professeurs de comptabilité. — La section écossaise de l’Union coopérât! v^e a continue sa classe Qe comptabilité et nous avons fait subii un examen aux étudiants, le a5 mars. Vingt-cinq candidats se sont présentés et vingt-un ont fait la composition.

Cette classe a jxiur but de former des professeurs poulies cours dé tenue de livres dans les sociétés d’Ecosse.

Les employés de coopératives et les cours. — Au cours de l’année, nous avons étudié la possibilité d’encourager les employés de coopératives à participer aux travaux de nos classes et à passer nos examens ; à cet eflet, nous nous sommes mis en relations avec l’Union amalgamée des employés de coopératives. Après étude, nous avons pensé que le meilleur moyen d obtenir un résultat sciait de convoquer les employés à des conférences spéciales où nous discuterions avec eux notre projet. ùL A. Hewitt, secrétaire général de l’Union des employés, a consenti à préparer, sur cette question, un rapport qui sera soumis à la discussion des conférences. Espérons que nos efforts combinés décideront les employés à s intéresser davantage à notre œu\ re d’instruction; la fréquentation de nos cours leur sera d'ailleurs d une grande utilité.

Classes de perfectionnement pour former des professeurs. — La section du Nord nous a saisis d’une proposition tendant à créer dans chaque section, des classes destinées à former des professeurs de « Coopération )>, Sur la demande du Comité Central, nous avons présenté à celui-ci le plan suivant qu’il a accepté :

Dans chaque section, il jiourra être formé une classe de six professeurs au moins qui recevront d’un conférencier expérimenté des leçons sur l’art d’enseigner.

20 Des démonstrations pratiques seront faites, si possible, devant une classe,

30 A la fin des études, un (‘xamen sera subi ; des « Certificats de l’Union » seront délivrés aux élèves-

constatons avec plaisir que cette partie de nos travaux manifeste un progrès appiéciable. Nos examens inaugurés depuis 5 ans, ont été subis par 8586 enfants, se répartissant ainsi :

A la fin de la dernière session, 48 sociétés ont fait passer des examens, contre |3 pour la session précédente. Quarante-quatre sociétés avaient organisé des classes de jeunes gens et plusieurs d’entre elles avaient créé des clases dans leurs succursales, outre les classes de leur immeuble principal.

Le nombre des certificats délivrés se décompose

ainsi :

Certiticat (’eriitïcat

de mérite d'assiduité

Session 1902-1003 1093 1455

Session iqoi-u)02 916 114Ô

Augmentation 77 309

Bourses d'études « Hughes » et « eale ». — Nous désirons vivement que les membres des sociétés coopératives s’intéressent de plus en plus aux avantages offerts par les bourses d’études « Hughes » et « Neale ». Nous avons demandé au Comité central de faire impiimer des pancartes qui donneront tous les renseignements sur ces bourses et de les envoyer à toutes les sociétés coopératives du royaume avec prière de les apposer au mur de leurs magasins principaux et de leurs succursales. Le Comité central a adopté notre proposition : elle aura sans doute pour effet d’augmenter le nombre des candidats à ces bourses importantes qui sont de

tives à l’éducation de leurs membres s’est élevée 1.810.200 fr. pour l’année 1902.

2.5oo fr. par an, et qui sont concédées pour quatre ans. Le Comité central procurera à leurs titulaires toutes facilités pour l’étude de l’histoire, de l’objet et de l’idéal de la coopération. Notre mouvement, grâce auquel les candidats auront profité des bourses d’études, retirera ainsi un bénéfice de leur institution.

Bourses d'études coopératives proposées. — Une conférence tenue au Collège Owen, de Manchester, le 26 avril 1902, avait exprimé le désir que les fils et filles de coopérateurs puissent suivre les cours de ce collège, grâce à la fondation de bourses d’études annuelles de 5oo fr. environ : elle nous avait invités à étudier le côté pratique de la question. Cette proposition nous a paru très séduisante; nous avons rédigé un appel et une circulaire, contenant tous les renseignements spéciaux et indiquant aux sociétés l’utilité qu’il y aurait à prélever une certaine somme sur' leur budget de l’éducation pour donner satisfaction à ce vœu.

Budget coopératif de V éducation. — En raison de ce fait que la moitié à peine des sociétés coopératives accorde une subvention aux œuvres d’éducation, nous avons adressé une circulaire spéciale à celles qui, jusqu’à présent, n’ont rien fait dans cet ordre d’idées. Nous avons appelé leur attention sur ce sujet si important et nous avons inséré dans la circulaire le texte d’une proposition qui devra être soumise aux assemblées générales trimestrielles. Au cas où les sociétés devraient faire subir une modification ou une adjonction à leurs statuts, nous les avons invitées à voter un article qui affecterait aux œuvres d’éducation 2,5o pour cent, au moins, de leurs bénéfices nets.

La somme totale consacrée par les sociétés coopéra-

Comité de la production

L’œmvre du comité, au cours de 1 annee dermere, a çté plus particulièrement consacrée à aider les sociétés déjà en fonctionnement et à améliorer leur situation. Un très petit nombre de nouvelles sociétés ont été enregistrées; une ou deux fois seulement nous avons été sollicités pour aider à la constituiion de sociétés.

Coufércuces. — a) \V ellingborough : Le Comité a été prié d’organiser une conférence des sociétés de production à l’occasion du congrès de la section du Centre qui s’est tenu à Wellingborough en septembre 1902. La conférence s’est réunie le 25 septembre. M. Foster y lut un rapport sur la Production coopérative. Les délégués étaient nombreux; ils discutèrent chaleureusement les différentes questions soulevées par le rapport. A la fin de la discussion, on vota l’ordre du jour

suivant :

« La conférence signale avec force aux sociétés de la section du Centre, l’importance qu’il y aurait à consaci er une plus grande partie de leurs bénéfices à 1 extension des efforts de production du mouvement coopérateur. Elle espère qu’une nouvelle conférence sera convoquée prochainement pour étudier les projets pratiques qui seront soumis. Enfin, elle renvoie l’étude de la question au Comité d’étude de la section, avec mandat de provoquer des projets et de les soumettre à la prochaine conférence. •)

b) Derby : Lorsque le Comité d’étude de la section

APPENDICE

GU L.entre lut en possession de la résolution ci-dessus, il estima sans doute qu’elle n’appartenait pas à sa sphère d action; il la renvoya au Comité de propagande et chargea celui-ci de la mettre à exécution. Une conférence des sociétés du Centre fut convoquée pour le i8 Aviil. M. S. J. Duke (de Nottingliam) y donna connaissance d’un rapport intitulé ;

(> Moyen à employer pour étendre le côté producteur du mouvement coooératif drms 1p r^nt-r^ »

même jour; son Diian, eraDii a la aaie uu oo juin faisait ressortir pour les opérations du semestre, une perte égale approximativement au tiers du capital social et due principalement à une diiection insuffisante. A la suite de notre enquête, et sur l’assurance que la direction delà société était en voie de réorganisation, nous avons adressé en sa faveur un appel aux sociétés. Notre appel a été entendu, de nombreuses commandes ont été envoyées. La société se relève peu-à-peu. Nous espérons que les coopératives lui prêteront tout le concours qu’il est en leur pouvoir de lui prêter.

b) Imprimeurs de Plymouth . L’année dernière, on se le rappelle, nous sommes venus en aide à cette association en faisant, en sa faveur, un appel aux sociétés des sections du Sud-Ouest et de l’Ouest et en chargeant M. Bullock de se mettre en relation avec elle pour prendre toutes les mesures nécessaires. Notre délégué a assisté, le 4 octobre, à une assemblée de cette organisation, dans laquelle les moyens de développer les affaires ont été étudiés ; il a indiqué aux Imprimeurs les mesures à prendre. Les progrès de l’association sont très satisfaisants, le chiffre d’affaires augmente chaque semaine ; les espoirs de -réusssite définitive sont pleinement réalisés.

c) Société des briqueiiers de Kent. L’impossibilité de faire face aux échéances et de renouveler certaines traites avait compromis l’existence de cette association. Nous avons chargé M. Clear de se mettre à sa disposition et

de faire le nécessaire. Aujourd’hui, la société est réorganisée, sa situation commerciale est bonne. Une société coopérativé s’est chargée des traites tirées sur l’association ; elle a consenti à ne pas en exiger le paiement pour le moment. Grâce à ce concours et à une aide pécuniaire que les briquetiers ont en outre obtenue, ils sont maintenant à même de surmonter leurs difficultés.

d) Société de confection de Kettering. Cette société a sollicité notre aide et nos conseils à la suite de circonstances particulières. Il semble que depuis quelque temps le bruit ait couru dans le monde coopérateur et plus particulièrement dans les sociétés du Nord, que la société de Kettering n’était pas une véritable association coopérative de production et que sa constitution n’était pas à l’abri de tout soupçon. Son voyageur pour la région du Nord s’est heurté contre ces griefs à différentes reprises, au cours de ses visites dans les sociétés coopératives. Le résultat est que, dans bien des cas où des commandes avaient été données précédemment, elle ne sont plus renouvelées. Cette situation porte un préjudice considérable à la société, et il est à désirer que cette rumeur cesse. Nous avons chargé notre président de s’enquérir auprès du conseil d’administration d’une coopérative de consommation et de chercher à connaître le fond de l’affaire, mais il est impossible de savoir par qui et comment ce faux bruit a été répandu. La société de confection a demandé, par une circulaire, une enquête très sérieuse sur sa constitution. En tant que comité, nous ne voulons pas recommander une société de confection plutôt qu’une autre, mais nous estimons de notre devoir d’appuyer les efforts de la société de Kettering en rendant l’incident aussi public que possi-

ble- on pourra ainsi se leiiuic

de la société. A notre avis, l’association de Kettering est une véritable entreprise coopérative de production, en ce sens qu’elle s’est constituée sur les statuts-types publiés par l’Union coopérative, et qu’elle travaille conformément aux principes coopératifs universellement

admis.

e) Ouvriers du cuir de Bedford. — Au moment ou nous rédigeons ce rapport, notre attention est attirée sur le cas des ouvriers de Bedford. Leur capital est trop faible pour leur permettre de fonctionner dans de bonnes conditions. Ils auraient besoin d’un complément de capital social ou d’un prêt de 3,75o fr. Les sociétaires font de leur mieux pour le développement de leur association, mais l’insuffisance de leurs fonds de roulement

les entrave.

Les sociétés — celles du sud en particulier — feraient bien d’accorder à cette société l’aide sollicitée et de lu: procurer du travail. Elle constitue un effort louable de production coopérative et elle mérite de prospérer. Er tant que comité, nous avons décidé d adiesser une cir culaire à un certain nombre de coopératives de consom mation et d’associations de production pour leurdeman der d’adresser des commandes à la société de Bedfoid mais il nous est impossible de dire ici si notre action eu des résultats appréciables.

Considérations générales

a) Capital et affaires. D’une façon générale on peut constater que les difficultés rencontrées par les sociétés dont il vient d’être parlé, sont dues principalement au

3 ro

APPENDICE

3ll

defaut de capitaux. Nous désirerions voir se manifester, dans les sociétés de consommation, un plus vif désir d’aider la production coopérative par le concours pécuniaire apporté aux associations de production. Nous sommes certains que si on montrait de ce côté un peu plus de sympathie et si on se préoccupait davantage d’entrer en relations avec des sociétés de production, au heu de passer les commandes à des entreprises étrangères au mouvement, la production coopérative

avancerait d’un pas plus rapide qu’elle n’a jamais fait jusqu’à ce jour.

Appel aux sociétés de production. — Nous voudrions* aussi insister auprès des sociétés de production ellesmêmes, pour leur montrer combien il leur serait nécessaire et efficace de se tenir en contact direct et permanent avec notre comité. Nous devons constater avec regret qu elles profitent fort peu des avantages que nous pourrions leur procurer. Les services que leur rendrait la création de relations suivies avec nous, sont d’une évidence indéniable et d’une constatation immédiate, mais ils sont presque réduits à rien en raison de l’isolement qui prévaut dans les sociétés. L’objet essentiel du Comité de la production est de prêter le concours de ses conseils et de ses renseignements, mais il est lamentable que ce concours soit souvent demandé lorsqu’il est trop taid. C est au premier signé de malheur que le salut peut être efficacement tenté.

Nous voudrions faire pénétrer profondément, dans toutes les sociétés de production, le désir d’user largement des services du comité et d’en retirer ainsi le plus grand profit possible pour leur propre développement. Les sociétés de production devraient aussi nous envoyer

régulièrement un exemplaire de leur bilan, pour que nous soyons au courant de la situation de chacune

d’elles.

Sociétés nouvelles. — A paît un certain nombre de sociétés agricoles qui se sont formées, sur différents points du territoire, sous les auspices et avec l’aide de la société d’organisation agricole, un très petit nombre de sociétés de production ont été eniegistrées dans le courant de l’année dernière. En voici la liste, d’après le rapport du directeur de l’enregistrement : Société des Maçons (Manchester), Imprimeurs de Birmingham, Cordonniers de Chesham, Boulangerie de Codnor Park et de Selston, Maçons de Haslemere, Maçons de Londies et du Comité de Londres, Maçons de Nantyffyllon, Maçons de Sheffield et Imprimerie ouvrière de

South Wales.

Sociétés dissoutes. — Le rapport du directeur de l’enregistrement signale la dispaiition des sociétés suivantes : Constructeurs de navires de Blyth, Imprimerie ouvrière de Manchester, Malletiers de Manchester, Producteurs de fiuits de Methwold et Tabletieis de Newcastle-on- Tyne.

La statistique habituelle sera publiée à la fin du rapport du Congrès; elle montrera la situation des sociétés de production en 1902. On pourra voir en la consultant, que si le développement est lent, il est sûr. Cependant, il y a place pour des progrès considérables, si les sociétés voulaient enfin reconnaître qu’il est de leur devoir d’aider et de soutenir l’industrie coopérative dans la mesuie de leurs forces, le côté productif de notre mouvement prospérerait, nous en sommes convaincus, par sauts et par bonds.

appendice

sent au-uenoiü. -

citoyens d’une façon précise le but et l’inüuen

r -Mliance Internationale , nous avons publi<

opuscule, rédigé par Miss J, Halford, secrétaiie-a

de l’Alliance.

Comme les années précédentes, nous avons a< une circulaire aux sociétés pour les inviter a so l’Mliance Internationale. En 1902, 23o société souscrit 6,040 francs à l’Alliance. Un exempla: comote-rendu des débats du Congrès internatio

Ordre du jour. — Le Comité central propose au Congrès l’oidre du jour suivant comme sanction de ce 1 apport :

« Le Congrès, considérant qu'il y a une marge consi- » dérable entre les besoins des coopérateurs, en ce-qui >) concerne les marchandises et les articles qui peuvent ;) être produits par la coopération, et la quantité de ces » articles qui est fabriquée coopérât! vement, et con- » vaincu de la nécessité de faire employer par le mou- )) vement coopératif un nombre de ses membres aussi .) grand que possible, adjure les conseils d’administra- » tion, les membres et les employés des sociétés coopé- » ratives, d’accorder sans réserve leur concours à tous !) les efforts de production actuellement tentés par les )) organisations établies en vue de ce but, avec l’ambi- ') tion d’augmenter le nombre des travailleurs coopéraj) teurs et de rendre le mouvement indépendant de toute » influence étrangère. »

Comité d’enquêtes à l’étranger et d’information

internationale

Nous nous sommes tenus en relations permanentes et suivies avec l’Alliance Coopérative Internationale dont l’organisation anglaise forme, sans doute, la partie la plus considérable. Grâce à l’Alliance, nous avons obtenu tous les renseignements nécessaires et désirables sur la coopération à l’étranger; en retour, nous lui fournissons toutes les informations en notre pouvoir sur la coopération anglaise et nous lui prêtons notre concours le plus dévoué pour la luettre à même de connaître exactem'ent toutes les questions coopératives qui se po-

ont répondu avec plus de générosité que précédemment a notre appel de fonds pour l’organisation du Congrès de Manchester. Elles ont voté i3,782,5ofr. à cet effet. Des excursions ont été organisées pour faire visiter aux

elegues les installations qui pouvaient présenter un

interet au point de vue coopératif et pour leur faire voir

ceitaines de nos entreprises de production. Nous avons

appris avec plaisir que nos amis de l’étranger étaient

retournés chez eux enchantés de leur voyage. Nous

espérons que notre entrevue aura été l’occasion

d enseignements utiles pour eux aussi bien que pour nous.

Comité de propagande

Depuis notre dernier rapport, le Comité a fait, par 1 uitermediaire de son agent de propagande, M. E. L. Griffiths, une active agitation dans différentes parties du* pays. Son action s’est plus particulièrement portée sur la Cornouaille. On se rappelle que plusieurs sociétés nouvelles s’étaient formées dans cette province, à la veille du dernier Congrès, par suite de l’activité déployée au commencement de 1902. Notre agent vient de faire une nouvelle tournée de propagande de deux mois dans a Cornouaille. Il s’est parfois heurté à l’opposition a P us vive de la part des commerçants qui étaient venus en nombre à ses réunions pour empêcher le pruple d’adopter les méthodes, coopératives. Les efforts des commerçants ont obtenu un succès temporaire dans un petit nombre de cas, mais le plus souvent l’àpreté de leur opposition n’a eu d’autre résultat que de décider

plus fermement les travailleurs à créer des sociétés coopératives.

APPENDICE

sociétés trop faibles et exposées à de trop grandes difficultés. Nous devons remercier ces sociétés de leur bonne volonté à suivre la tactique que nous leur avions suggérée, car bien souvent elles n’ont agi ainsi que par conscience de leur devoir, sans avoir grande confiance dans le succès de cette politique.

Nous avons enfin répondu aux appels d’un certain nombre de sociétés qui, se trouvant dans une situation embarrassée, ont demandé le concours de notre conseil juridique et administratif. Ses services ont été fréquemment d’une grande utilité ; ils sont très appréciés.

Sociéiés fonctionnant sons la surveillance du Comité. — Les sociétés suivantes fonctionnent en ce moment sous la surveillance du Comité de propagande; nous leur avons avancé des sommes assez importantes pour leurs opérations commerciales.

Montant actuel des avances constatées

Bursiem .

Oakeni’ates

Sedbergh :

WelshpooL . .

Market Weighton

D’autres sociétés, celles de Bridnorth, de Hoylake, de Wetherby et de Wirksw'orth, se sont également placées sous notre surveillance, mais n’ont pas eu besoin de recourir à nos avances de fonds. Elles sont visi-

appendice

de consommateurs de sucre, appartenant a la classe ouvrière, proteste contre la proposition, contenue dans la convention passée par le Gouvernement avec les autres nations, d’imposer un droit sur le sucre importe des pays qui accordent une prime à la production ou a la consommation ; il estime que l’effet de ce droit serait de protéger quelques producteurs aux dépens de tous

l6S consorniTi4it6U.i S . w

Conformément à la décision du congrès, nous avons transmis l’expression de nos vœux aux membres du Gouvernement et aux leaders de l’opposition. Le chet du Gouvernement, M, Balfour, le chancelier de l’Echiquier, M. Ritchie, le secrétaire des colonies, M. Chamberlain, et Sir Henry Campbell-Bannermann, nous ont accusé réception de notre communication. Il est extrêmement douteux que notre démarche ait pesé d’un poids quelconque sur le gouvernement.

c) L'imiortation tlu bélail canadien. — Cette question a été discutée au congiès d’Exeter, qui a pris la delibe-

ration suivante :

« Le Congrès est d’avis que l’interdiction de l’importation du bétail canadien n’est plus justifiée puisque, depuis plusieurs années, aucune épidémie n’a sévi sur les animaux du Canada. Ce bétail pourrait maintenant être importé dans notre pays, après inspection, sans aucun danger pour le bétail anglais , on mettiait fin ainsi à une mesure qui, en réalité, est une imposition sur la nourriture du peuple et un mo}’en de piotection des intérêts de la classe des propriétaiies fonciers. »

Le Comité parlementaire a fait les plus grands efforts pour amener M. Hanbury, ministie de 1 agriculture, à donner satisfaction à la revendication du Congiès et à

3l6 LA COOPÉR.ATION EN GRANDE BRETAGNE

tées régulièrement par les membies du Comité ou par notre conseil administratif permanent. Nous pouvons ainsi leur donner les avis et renseignements dont elles ont besoin.

Rapport du Comité parlementaire.

a) La taxe sur leMé. — Le congrès d’Exeter, tenu en igo3, avait voté sur ce sujet l’ordre du jour suivant :

(( Le Congrès proteste énergiquement contre toute taxe de protection sur les blés, farines, etc., non seulement à cause de sa répercussion sur la classe ouvrièie, mais aussi parce que l’application d’un impôt de cette nature serait un abandon du principe et de la pratique du libre échange grâce auquel notre pays a atteint un si remarquable degré de prospérité. «

Nous avons envoyé le texte de cette résolution à Sir M. Hicks-Beach, qui était alors chancelier de l’Echiquier, et nous lui avons demandé de recevoir une députation qui lui donnerait de plus amples renseignements sur l’opinion du congrès. Sir M. Hicks-Beach refusa de recevoir notre délégation, mais M. C. T. Ritchie, qui lui a succédé à l’Echiquier, a accueilli plus favorablement notre requête et nous a accordé, le 8 avril dernier, une audience au cours de laquelle nous lui avons rapporté les délibérations du congrès sur la taxe du blé et du sucre.

b) Le régime des sucres et la convention de Bruxelles. — Nous rappelons les termes de la résolution adoptée par le congrès d’Exeter :

« Le Congrès, représentant un nombre considérable

3l8 LA COOPÉRATION EN GRANDE BRETAGNE

faire les démarches nécessaires, soit au Parlement, soit au dehors, pour supprimer l’interdiction qui frappe le bétail canadien. M. Hanbury a consenti à recevoir une délégation du Comité, qui lui a exposé les désirs des coopérateurs. Nous déclarons avec regret que nos efforts n’ont obtenu aucun résultat ; M. Hambury n’a rien changé à sa conduite et il nous a confirmé sa détermination de maintenir la réglementation existante aussi longtemps qu’il resterait en possession de son portefeuille. La réglementation et les restrictions sont évidemment maintenues dans l’intérêt des éleveurs britanniques et les intérêts des consommateurs sont manifestement sacrifiés à cette idée. Persuadés que toute action immédiate de notre part sur le Parlement serait impuissante à obtenir une modification, nous avons invité toutes les sociétés coopératives du pays à adresser directement au Parlement, par l’intermédiaire des députés de leur circonscription, des pétitions demandant la suppression de l’interdiction. 487 sociétés ont suivi la tactique que nous avions préconisée et ont envoyé des pétitions en temps opportun. Mais la situation ne s’est pas modifiée. Nous avons fait une enquête en différentes régions sur l’importance du préjudice éprouvé par les sociétés coopératives, en raison des vexations dont nous nous plaignons ; nous avons constaté que le prix de la viande — vive et abattue — s’était considérablement accru et que beaucoup de sociétés éprouvaient de grandes difficultés à s’approvisionner, à cause du boycottage des grands marchands de bestiaux et des éleveurs et de l’impossibilité de s’adiesser aux éleveurs canadiens.

d) La loi sur l’éducation. — Dès la clôture du dernier

APPENDICE 319

congrès, nous nous sommes empressés de porter à la connaissance de chacun des membres du Parlement, la résolution qu’avait votée le congrès. Nous rappelons

les termes de cette résolution :

« Le Congrès — tout en reconnaissant la nécessité

d’organiser l’instruction à tous les degrés — proteste énergiquement contre le Bill sur l’éducation, qui n’apporte aucun progrès ni à l’enseignement secondaire, ni à l’éducation générale du peuple et qui enlève totalement la question des mains des représentants, spécialement élus à cet effet par les citoyens. »

Nous avons pressé toutes les sociétés coopératives de SC mettre rapidement en rapport avec leurs députés et de sommer ceux-ci de voter contre l’adoption du bill, alors en discussion à la Chambre des communes. Poui compléter notre action, nous avons demandé aux sociétés d’adresser au Parlement des pétitions de protestation contre les dispositions du bill contiaiies à la résolution du Congrès. Des pétitions ont été envoyées

au Parlement par qSS sociétés.

e) Répression de la corruption coinnierciale . Depuis le jour où lord Russell, qui était alors ministre de la justice, a déposé son bill sur la répression de la corruption commerciale, nos Cons;rès n’ont pas cessé d attacher un grand intérêt à cette question. Déjà le Congrès de Liverpool, en igoo, votait un ordre du jour énergique en faveur du bill. Les Congrès postérieurs ont pris des délibérations en termes semblables.

Voyant que le Lord Chancelier n’avait pas piésenté à nouveau son bill au cours des dernières sessions pailementaires, le comte Grey a soulevé la question à la Chambre des Lords et a obtenu du Lord Chanceliei

1 affirmation de son intention de reprendre son projet, dès qu’une occasion favorable lui en serait offerte. Le comte (irey revint à la charge le 19 février; le Lord Chancelier consentit alors à déposer immédiatement son bill, qui fut adopté en première lecture le jour même, et en deuxième lecture le 10 mars. Nous avons lemercié le comte Crey, au nom des coopérateurs, pour son énergique intervention à la Chambre des' Lords, où il s’est plus d’une fois constitué notre avocat. Au moment où nous rédigeons ce rapport, il nous est impossible de piévoii le sort qui sera fait au bill à la Chambre îles Communes, mais nous ferons tout ce que nous pourrons pour peser sur nos législateurs de tout le poids du puissant mouvement qoopérateur et pour faire transformer le bill en loi. A ce sujet, nous devons signaler

que 481 sociétés ont adressé des pétitions au Parlement en faveur du bill.

La presse a fortement commenté le concours donné à ce bill par 1 Union coopérative, elle en a conclu à 1 existence sur une grande écheùe du u pot-de-vmage et de la corruption » dans le monde coopérateur, et elle a déclaré que le vote du bill était beaucoup plus nécessaire au commerce coopératif qy’à tout autre. Pour répondre à ces observations mah eillantes, il est utile de faire un court historique de cette législation.

La première action a été commencée par la Chambre de Commerce de Londres, (|ui nomma une commission spéciale à 1 effet d’étudier la question de la corruption et du pot-de- vinage dans les entreprises industrielles et commerciales en général. La commission fit connaître les résultats de son enquête dans un rapport où il était démontré que la corruption s’étendait presque à toutes

APPENDICE

les professions et à tous les genres de commerce. C’est ainsi que l’attention du public a été pour la première fois appelée sur la matière.

Lord Russell présenta alors son bill à la Chambre des Lords. Le Congrès coopératif de Liverpool, tenu quelques jours plus tard, approuva avec enthousiasme les efforts de Lord Russell pour réprimer la corruption dans le commerce. Le Comité parlementaire du Congrès coopératif eut avec Lord Russell une entrevue dans laquelle il lui communiqua la résolution du Congrès et lui promit le c encours du mouvement coopérateur. Dans l’intervalle, certaines révélations faites devant le Tribunal des faillites de Newcastle on-Tyne apprenaient au Comité central de l'Union coopérative que la corruption florissait dans quelques sociétés du Nord de l’Angletene. Le Comité central exposa immédiatement les faits dans un ra})port qui fut envoyé à toutes les sociétés, pour informer les conseils d'administration et pour avertir les individus coupables de semblables procédés, que leurs agissements ne seraient pas tolérés dans le mouvement.

Telle est l’origine de l'intervention de l’Union coopérative dans la question ; le Comité parlementaire s’y est associé et a fait tout ce qui était en son pouvoir pour provoquer une législation qui protégeât les sociétés et leurs fonctionnaires contre les tentations exercées par les commerçants malhonnêtes. Il est absolument faux de supposer ou d’insinuer, paice que des cas de pot-de-vinage ont été découverts dans quelques sociétés, que la corruption soit générale dans le mouvement coopérateur.

g) Le boycotta, e patronat. — Nous n’avons pas de

grands progrès à signaler pour la proposition de rendre illégal le fait pour un patron d’imposer, comme condition d’embauchage d’un ouvrier, que 1 ouvrier ne fasse pas partie d’une société coopérative. M. Harwood, membre du Parlement, s’occupe de la question depuis quelque temps, mais il n’a pas encore trouvé l’occasion de préscntGi' Ig bill dont 1g votG SGinit nécGSSciiiG poui nous donner la garantie désirable. Le comité ne perd pas la question de vue et s’il constate que les lois présentes sont insuffisantes pour sévir dans les cas de boycottage patronal, par intimidation ou par renvoi d'ouvriers, il fera les efforts nécessaires pour obtenir

une nouvelle disposition légale.

i) La vente des vins médicamenteux. — D’après une récente décision de l’administratitm fiscale, les coopératives et les commerçants autres que les pharmaciens doivent payer un droit de licence pour être autorisés à vendre des vins médicamenteux, idors que jusqu’ici la vente de ces produits n’exigeait pas la prise d une

licence.

Nous avons envoyé une délégation auprès du représentant de l’administration et nous avons été priés de rédiger un mémoire sur la question. ^lalgré le rapport soigneusement étudié que nous lui avions envoyé, le fisc a maintenu sa décision. vSeuls les pharmaciens pourrons vendre le vin de quinquina et les produits analogues contenant de l’alcool, sans payer la licence spéciale au commerce de vin. L’administration accorde ainsi un avantage évident aux pharmaciens et crée une

catégorie de commerçants privilégiée.

j) Les pensions de vieillesse. — Nous avons été invités à nous concerter avec le Comité parlementaire des Trade-

APPENDICE

unions pour élaborer et défendre un projet de loi sur les retraites pour la vieillesse. Nous avons désigné des délégués pour faire partie d’un comité spécial à cet effet. Ce comité a posé les bases d un projet. Le seciétaire du Comité parlementaire a été chargé de demander à M. Balfour, chef du gouvernement, de recevoir une délégation qui l’entretiendrait de la question, mais nous n’avons pas pu encore obtenir l'audience

sollicitée (i).

k) La congestion des affaires au Parlement. — La congestion des affaires dans le Parlement et l’impossibilité d'obtenir une législation sur des sujets importants relatifs au bien-être du peuple, ont fait 1 objet de nombreuses discussions dans le sein du Comité, en raison des difficultés rencontrées lorsque nous avons voulu provoquer des mesures législatives, qui nous paraissaient indispensables au point de vue coopeiatil. Aussi le Comité tient-il à ce qu’il soit bien entendu qu il n’a aucune attache avec quelque parti politique que ce soit; il n’incrimine pas plus un parti que 1 autie. Le fait reste, cependant, qu’il est presque impossible d’obtenir une législation sur des sujets d’intérêt quotidien, la voie étant obstruée par la lutte de sectes et par la poli-

(i) Cette action commune des coopératives et des trade-unions en faveur des retraites pour la vieillesse avait été inaugurée, en janvier lyoa, par une contérence tenue a Londres par les délégués des trade-unions et des coopératives, représentant 3 millions de travailleurs. f.a conférence avait repoussé le projet du gouvernement et demandé le paiement par le budget national, sans aucune contribution de la classe ouvrière, d'une pension de fr. Ô.25 par semaine à tout individu — homme ou femme — âgé de 60 ans.

tique de parti. Le temps est venu où il est du devoir de la masse d’examiner si la machinerie parlementaire telle quelle est constituée actuellement, est celle qui peut le mieux répondre au besoin d un bon goiueinement. Les coopérateurs qui forment une grande partie de la nation, doivent se préparer à prendre la place qui leur convient dans héiiide de cette question d’une

importance exceptionnelle.

l) Conclusion . — En terminant ce rapport noiis\ oulons, tout d’abord, remercier celles des sociétés qui nous ont prêté un concours si actif et qui, sur notre demande, ont mis fréquemment leur influence au service de la cause de tous, en s'adressant aux élus pailementaires de leur çirconscription. Le grand nombre de pétitions adressées au Parlement par les coopératives sur les trois questions dont nous venons de parler, ont rendu manifeste le désir des sociétés d’agir d’accord avec le Comité parlementaire, hious espérons cpie 1 année piocliaine cette même bonne volonté se retrouvera dans un nombre de sociétés encore plus important.

Nous voudrions ensuite attirer l’attention sur celui des caiactères de l’administration et de la législation gouvernementales qui nous a paru le plus saillant, à savoir que nos législateurs ont l’intention évidente de faire peser sur les épaules de la classe ouviière un fardeau de taxes beaucoup plus lourd qu’il ne devrait l’être en équité, et de légiférer en vue de la création de privilèges et d’immunités en faveur d’une certaine catégorie de citoyens, au détriment de la masse de la population. Cette tendance s'est clairement manifestée

à l’occasion de

la taxe sur le blé,

la convention des sucres (i),

l'interdiction de l’importation du bétail canadien, la vente des vins médicamenteux.

Il était de notre devoir de vous signaler ces faits, il vous appartient maintenant de les examiner et de prendre les mesures nécessaires.

Rapport du Comité de défense coopérative

Ce Comité a été institué par le Comité central de l’Union coopérative pour étudier les conséquences du boycottage entrepris contre les coopérateurs par l’association pour la défense du commerce pli^é.

Politique du Comité. — Notre premier souci a été d’examiner la politique à adopter pour lutter contre le boycottage. La tactique des commerçants varie suivant les districts, mais leurs différentes méthodes peuxent se résumer ainsi :

A) Attaquer les sociétés coopératives dans la pi esse locale et essaver d’ébranler la confiance de leuis mem-

(ij La convention internationale des sucres, qui s est traduite pat un abaissement du prix du sucre pour les consommateurs continentaux, a eu, au contraire, comme conséquence d en renJiéiir le prix pour les consommateurs anglais, puisque ceux-ci^ protitaient des primes à l’exportation accordées par les nations étrangères. Sans doute, ces primes se traduisaient par une surcroît d impôt poui les travailleurs continentaux, et cette considération a-t-elle échappé aux yeux des coopérateurs anglais; il n’en est pas moins vrai qu en \ertu de cet axiome que l’on ne se plaint jamais epte des privilèges dont reflet est de vous léser, les consommateurs anglais ont eu quelque raison apparente de protester contre une convention qui augmentait p()ur eux le prix d'une denrée de première nécessite.

bres en publiant de fausses nouveiles et en lançant des insinuations malveillantes sur leur solvabilité et sur l’honnêteté de leur direction.

b) vS’elforcer d’empêcher les industiiels et les fournisseurs d approvisionner les sociétés coopératives, en les menaçant de rompre toutes relations d’affaires avec ceux d’entre eux qui vendraient des marchandises aux coopératives.

c) Obliger les employeurs, sous menace de leur enlever de leur clientèle, à renvover tout coopérateur ou tout conjoint de coopérateur qui serait à leuis gages,

d) Intimider les salariés des corporations, des corps publics, des com})agnies de chemins de fer, etc., en sollicitant ces personnes morakîs d’interdire à leurs employés d’adhéier à une coopérative.

Noire action publique. — Nous avons limité notre action aux districts où s’étaient produits des actes de boycotlage, car nous n’avons pas voulu soulever d'animosité dans les régions où les commerçants n’avaient pas essayé d’entraver le mouvement coopératif.

Une série de meetings a été organisée à Wigan, à Sainte Hélène et dans d’autres localités du Lancashire. Chacune des manifestations a obtenu un succès consi dérable et a augmenté la sympathie qu’on avait poulies sociétés locales.

Notre propagande écrite. — Xous avons ensuite créé une série de brochures spéciales, destinées à être mises en circulation dans les districts boveottés. Notre tâche a été considérablement facilitée par le concours de kl. S. J. Holyoake (i) ; du Ré vérend E. F, Forrest et

(i) M. Holyoake a été un militant actif de la coopération depuis la

APPENDICE 327

-du secrétaire général du Comité central. Un manifeste, indiquant l’objet, le but et les avantages de la coopéiation, a été publié sous une forme appropriée à l'afftchage aux endroits fréquentés; ce manifeste, ainsi (}ue de petits passe-partout contenant un texte semblable, a été lépandu à prolusion.

Les articles spécialement écrits par le vétéran de la coopération, M. Holyoake, aujourd’hui âgé de 86 ans, seront encore cités pour leurs qualités remarquables, longtemps après la disparition des circonstances qui ont provoqué leur rédaction.

Constitution a' un fonds de defense. — Nous avons adressé un appel aux sociétés pour les prier de mettre à notre disposition, par souscription, un fonds de défense qui nous fournirait les subsides nécessaires pour l’accomplissement de notie mission. Nous sollicitions une souscription de 2.5oo.ooo fr. ; les sociétés se montrèrent si empressées à répondre à notre appel, elles s’associèrent avec tant d’enthousiasme à notre lutte contre les attaques iniques de nos adversaires, que leurs souscriptions dépassèrent rapidement le total demandé. La somme actuellement promise est de 2.534.775 fr.

Comme nous avions besoin d’argent pour la publication de nos brochures, de nos circulaires et de nos placards et pour l’organisation de nos meetings, nous avons demandé aux coopératives d’effectuer un premier versement de i pour cent sur leurs souscriptions. Les fonds nous ont été versés immédiatement; actuellement

naissance du mom ement coopératif. Son nom est cité à différentes reprises dans l'ouvrage de Béatrice Webb-Potter. II est l'auteur de la célèbre. Histoi) e des Pionniers de RocMalc. Note du traducteur.

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nous avons en caisse 26.25o fr, qui vont nous jiermettre de poursuivie notre agitation.

Allocation de secours aux victimes du hoy cottage. — Au cours de nos enquêtes, nous avons appris qu’un certain noinbi e de camarades avaient été renvovés par leurs patrons, parce qu’ils étaient eux-inémes coopérateurs, ou qu’ils comptaient des coopiuateurs parmi leurs parents. Dans d’autres cas, de pauvies femmes, qui n avaient d’autres ressources (|ue le produit de la location de quelques chambres, avaient été privées de leur unique revenu, parce que les patrons qui employaient leurs locataires avaient été forcés, par la pression de nos ennemis, de sommer leurs emplo^ms de ne pas se loger chez des coopérateurs, sous peine de renvoi. Nous avons décidé de venir en aide, par des secours, aux victimes de ce boycottage. La procédure que nous avons adoptée pour l’allocation des subsides est la suivante :

Toute personne ainsi privée de son gagne-pain doit s’adresser au Comité de défense, ]iar l’intermédiaire du Conseil d’administration de sa société locale, qui fera une enquête et qui nous transmettra un rapport sur l’aftaire, en nous affirmant que le renvoi a vraiment pour causse l’affiliation à une coojiérative.

Le Comité de défense procédera à une nouvelle enquête, s’il le juge nécessaire. S’il décide de donner suite à la requête du Conseil d’administration de la société à laquelle se sera adressé le réclamant, il fixera la quotité du secours à accorder hebdomadairement à celui-ci, jusqu’à ce qu’on lui ait trouvé du travail. Le

secours sera pa\’é par l’intermédiaire de la société locale.

APPENDICE

Le Comité de défense tiendra un registre sur lequel seront inscrits les noms de tous les travailleurs privés de leur emploi par boycottage, celui de la société à lai|uelle ils appartiennent, celui de l’employeur, l’indication du métier qu’ils exerçaient et les raisons de leur renvoi.

En exécution de ce plan, nous avons payé des secours hebdomadaires à plusieurs sociétaires des coopératives de Burnley, de Sainte Hélène et de Wigan, ainsi que des allocations extraordinaires à diverses personnes de Hindley etde Skelmersdale. Nous avons réussi à trouver un emploi à la majorité des coopérateurs secourus, grâce au concours dévoué que nous a prêté la Coopélative Wholesale Society.

Xotre action devant les tribunaux. — Nous avons résolu de ne pas dépenser notre argent en poursuites devant les tiibunaux, à moins que nous n’y soyons absolument forcés par la violence des attaques des commerçants. Il est certain que des effort surhumains ont été tentés pour inciter un grand nombre d’employeurs à congédier leurs salariés coopéi atours, mais le succès n’a pas toujours couronné ces tentativa s.

Les coopératives de plusieurs localités ont été violem- .inent attaquées par des pamphlets dirigés contre leur fonctionnement et contre leur Conseil d’administration. La société de Cowes nous a signalé une attaque si violente que nous avons décidé, sur sa requête, d’aider cette société à demander justice aux tribunaux. Au moment ofr nous rédigeons notre rapport, ce procès est encore pendant.

Conclusion. — Comme conclusion à notre rapport, nous pouvons peut-être exprimer l’opinion que le

boycottage des commerçants a, somme toute, rendu un grand seivice au mouvement coopératif. Il v a eu assurément des cas de tyrannie indi\ iduelle et locale qui ont porté un grand préjudice momentané à quelques camarades; certaines sociétés fortement attaquées et insuffisamment armées ont épiouvé de grandes difficultés à maintenir leurs positions dans les localités où elles ne pouvaient pas compter sur l’assistance de sociétés plus importantes. En revanche, l’enthcmsiasme coopérateur est devenu plus aident et plus ferme la résolution, chez les ouvriers et chez les ouvrières,

de triompher des attaques dirigées contre leur liberté d’association.

Le Comité de défense propose au Congrès l’ordre du jour suivant :

« Le Congrès adresse ses félicitations aux camarades qui ont énergiquement combattu pour la défense de la liberté individuelle et collective et qui ont été victimes du boycottage anti-coopératif. Il leur promet, ainsi qu'à tous ceux qui pourraient être en butte aux mêmes attaques, le concours matériel et moial de l’ensemble du mouvement coopératif. »

Questions d’intérét générai

La coopération et les pauvres (i) — La Guilde des fem-

(i j On a vu, dans la conclusion de Mme Béatrice M'ebb-Potter, que celle-ci considère deux zones de la population comme inaccessibles à la coopération, les indigents et les riches; quelle que soit la valeur théorique des raisons e]ue rauteur tait valoir en fa\ eur de son opinion, la coopération anglaise espère démontrer par la pratique, cpi’elles ne

APPENDICE

mes a fait l’année dernière, avec l'aide du Comité de l’Union, une enquête particulière, dans les districts les plus fa\ orables à cette étude, sur les meilleurs moyens d’étendre les avantages de la coopération aux citoyens très ptauvres [to tJic very poor).

Les résultats de cette enquête ont été publiées dans un rapport soumis au congrès d'Exeter, et à la suite duquel le Comité Central fut chargé d’inviter les associations de distiicts a examiner les moyens pioposés et à susciter des essais d’initiative locale dans les villes qui pourraient le mieux s’y piièter.

La question a été discutée sérieusement dans les conférences de sections et de districts, et diverses sociétés, en ce moment, s'efforcent de provoquer les adhésions des pauvres en leur facilitant autant que jrossible leur entrée dans leur sein et en s’intéressant à leurs besoins spéciaux.* L’expérience de Sunderland a prouvé, sans contestation possible, qu’il n’est pas nécessaire de constituer des organisations ou des sociétés spéciales pour mettre les avantages de la coo]>ération à la portée des pauvres. Une société coopérative ordinaire peut, si ses membres et son administration s’y p)i êtent avec le ferme désir de léussir, adapter ses méthodes commerciales et son mécanisme social aux conditions voulues p>our que les plus pauvres des pauvres puissent entrer dans son sein et profiter des avantages de la coopération. Ce

sont pas invincibles. Depuis quelques années, la propagande coopérative auprès des pauvres préoccupe particulièrement les sociétés coopératives. lat Guilde des femmes, association des temmes coopératrices, en a fait l'objet principal de son actixité et le congrès d’Exeter en igo2, lui a consacré une discussion approfondie. Note du traducteur

sujet est traité longuement dans le rapport de la Guilde des femmes auquel nous renvoyons pour plus amples détails.

Perfectionnement des administrateurs

Le comité central a été chargé de préparer un projet pour la ciéation de classes ou de centres d’instruction en vue du perfectionnement professionnel des employés et des fonctionnai] es de la coopéiation.

Xous soumettons le plan suivant à l'examen du cong’ès. Nous tenons à faire reman|uei' que nous n’avons pas voulu, à dessein, proposer un projet de toutes pièces et compliqué; nous pensons qu’il est préférable, pour introduire dans l’organisation coopérative une innovation aussi importante, de procédei avec prudence.

Si un système doit recueillir l’approbation des sociétés et des employés, mieux vaut qu’il se réalise peu à peu, au temps et de la manière que suggéreront les enseignements obtenus par l’observation attentive et par l’expérience prudente.

Le plan proposé. Le Comité estime que la méthode la plus sage et la plus pratique serait de faire un essai, par la ciéation de classes d’instruction dans les centres de districts propices, où les employés sont particulièrement nombreux, en raison soit de l’importance ou du nombre des sociétés établies dans la localité, soit de l'existence de moyens de transport assez faciles pour permettre aux élèves de venir des localités environnantes.

Ces classes devraient être instituées à notre avis pour l’Angleterre, à ùlanchester, à Londres, à Newcastle, à Bradford, à Derby et à Bristol, pour l’Ecosse, à Edin-

La formation d'un corps de professeurs expérimentés est d'une importance capitale pour la réussite du projet. Ce corps devrait se recruter parmi les directeurs actuels de sociétés coopérati\*es, connus poui leui caiactèie et pour leur capacité; chaque classe devra avoir au moins deux professeurs qui se partageront les matières à

enseigner.

Des arrangements pourraient être pris naturellement avec les sociétés coopératives existantes pour 1 utilisation de locaux convenables dans les localités que nous avons désignées.

La rémunération des instituteurs mérite la plus soigneuse attention. Chaque professeur admis dans notie corps universitaire spécial pourrait recevoir une indemnité fixe et une rémunération complémentaire déterminée d’après les résultats obtenus par son enseignement.

Le contrôle des classes, les appointements des professeurs (fixation de l’indemnité fixe et de la gratification proportionnelle aux résultats obtenus), les dioits de scolarité à paver par les élèves, la déteimination des jours et heures de classes seraient réglés par le buieau du Comité central, ainsi que la confection des cerbficats qui seront délivrés aux meilleurs élèves et que la désignation des examinateurs, leurs appointements, la durée des sessions d'études, la date des examens.

Le bureau du Comité central présentera chaque année, au Comité et au Congiès, un rapport détaillé sur le nombre des classes instituées, le nombre des élèves qui auront suivi les cours et le nombre de ceux d’entre eux qui auront réussi aux examens de fin d’études.

tir' riltti*ifff^rt*%f

Les connaissances qii’on exigeiait pour la délivrance du certificat de diiecteur seraient les suivantes :

Dispositions intéressant les sociétés coopératives

de consommation contenues dans les Actes du Parle-

ment ci-après désignés : Acte sur les manufactures (Factory Act) — Acte sur la falsification des produits alimentaires (Food and drugs Act) — Acte sur les sociétés de prévoyance et de secours mutuels (Industrial and provident societies Act) — Code de l’éducation (Education Code),

2° Les différentes qualités, les prix usuels et les principaux centres d'approvisionnement des articles d'épicerie vendus dans les sociétés coopératives, des notions générales sur les autres marchandises.

3" Questions générales sur la réc:eption des marchandises, sur l’installation d’un magasin, sur l’aménagement d’une boutique et sur l’exposition des vitrines.

4» Les relations qui doivent exister entre le directeur et le Conseil d’administration d’une société coopérative.

5° La surveillance et la direction à exercer par un directeur sur les employés placés sous ses oi'dres.

6° Le travail effectué dans les ateliers des sociétés coopératives, boulangerie, cordonnerie, confection de vêtements, etc..

7° La surveillance du coulage.

8'’ Le contrôle de la caisse.

9° La méthode la plus sûre et la plus rapide de récollement des marchandises pour la C(3nfection d’un inventaire,

io° Tenue des livres et établissement d’un bilan.

11“ Les principes des opérations de banque en tant

APPENDICE 335

qu’ils intéressent les sociétés de consommation pour leurs relations avec les maisons de banque.

12“ Les avantages que peuvent retirer les sociétés coopératives de la construction d'un immeuble sociaL i3» Les meilleures méthodes d’amortissement.

140 Le but et les projets des premiers coopérateiirs comparés avec ceux poursuivis par les coopérateurs de

notre épo(],ue.

i5o Les principes qui devraient diriger les membres et les directeurs des sociétés coopératives poui développer et fortifier la production et la distribution coopératives.

•ta»

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