‹ La Coopération Rurale En DanemarkChapitre 21 sur 25 · CHERE · texte numérisé non relu

CHERE

FOPCSOE TEE AEUE Bœufs et veaux ..

Moutons et agneaux Autres produits de boucherie...

Beurre EAN Laïit.-et crème ....

Éromase 72 Peaux de vaches et deSbDEUS MES:

Peaux de veaux ..

Peaux de moutons et d’agneaux ..

Autres peaux non préparées ......

Cuirs et peaux préparées Lx. in Cornes et os bruts et travaillés .

Quantité

Kilos 127.514.100 26.310.600 191.400 19.763.500 85.164.900 36.906.300 304.600

Valeur

Francs

Cette statistique est l’éclatante manifestation de . Ja vigueur de la production rurale et de l’influence de la coopération sur la prospérité agricole de la Nation — prospérité telle que la valeur moyenne

d’un hectare de bonne terre, bien situé, est passée de 1.169 francs, en 1850 à 5.000 francs en 1914.

La population rurale s'accroît

L'émigration paysanne se ralentit

À la veille de l’essor du mouvement coopératif agricole, en 1880, le Danemark comptait 1.116.242 agriculteurs. Le dernier recensement — en date du 1 février 1911 — en accuse 1.647.350.

Pourquoi les paysans restent-ils fidèles à leur foyer ?

Pourquoi n’abandonnent-ils pas leurs villages?

Parce que, chez eux, on ne trouve pais la cause pri mordiale de ce formidable exode, de cette transplantation totale, de cet adieu définitif à la terre des ancêtres qui anémient tant d’autres peuples et qui ont reçu ce nom sinistre: la désertion des campagnes. Si la vie des champs était douce à qui ne possède rien ou ne possède que fort peu, le travaiïlleur rural ne la quitterait pas pour $e jeter dans le gouffre des grandes cités. Ce qui le pousse à émigrer, C’est le manque d’un lopin de terre lui appartenant en propre, sur lequel il puisse s’enraciner — lopin de terre capable de lui assurer, pour lui et les siens, une existence convenable et d’élever ses perspectives sociales ; c’est l’absendqe de logis réalisant un minimum de confortable et dans lequel puisse se développer une vie de famille réconfortante.

La coopération a changé les conditions de vie du

rural par l’aisance procurée aux petits propriétaires, par la possibilité d’accession à la propriété laissée, non seulement aux ouvriers qu’elle emploie, qu’elle traite particulièrement bien et qu’elle admet à la participation aux bénéfices, mais aussi aux journaliers et aux domestiques mieux payés (1) par des maîtres plus à l'aise.

L'ancienne ferme, pièce unique s’éclairant par la porte et servant à la fois de chambre à coucher, de cuisine, de salle à manger, de cave, de grenier. de poulailler, est presque devenue une curiosité archéologique. La plupart des maisons d’aujourd’hui se composent d’une cuisine et de deux chambres. Beaucoup ont même quatre pièces, deux au rez-de-chaussée, deux au premier étage — et il ne faut pas croire que ce soit spécialement celles des richards. Sans être luxueux, l’ameublement est suffisant, parfois même coquet. Le vieux lit sur

(1) Salaires annuels de domestiques nourris : Hommes, 1905 : 387 fr. 80; 1910: 506 francs. — Femmes, 1905 : 240 fr. 45 ; 1910 : 305 fr. 80.

Salaires annuels de journaliers non nourris : 1905 : 806 fr. 20; 1910: 945 fr. 20.

Salaires quotidiens de journaliers non nourris : l'été et le printemps, 1905 : 2 fr. 71 ; 1940 : 3 fr. 25. — A la récolte,11905 : 3 fr. 25; 1940 : 3 fr. 90. — L'hiver, 4905 : 2francscM910 02 fr 45

Sur 5 441 individus qui, de 1900 à 1910, ont acquis des petites fermes avec l'aide de l'Etat. 3.958 étaient des journaliers et 527 des domestiques. Les autres — 956 — avaient des professions diverses.

lequel toute la famille pouvait se reposer, n’existe plus. Les armoires sont bien garnies de linge et les bahuts de vaisselle. A table, chacun a son assiette. sa (cuillère, sa fourchette, son verre. La baitterie de cuisine, alignée, astiquée, témoigne, par sa diversité, d’une certaine recherche dans la confection des aliments. Comme nous sommes loin de l’antique et immense marmite d’il y a cent ans, dans laquelle les pommes de terre ne paraïissaient que trois fois par semaine et la viande, le dimanche seulement!

Jadis le pain, passablement grossier, se fabriquait à la maison, et constituait la base de la nourriture. Aujourd’hui, le moindre husmand envoie son blé à la boulangerie coopérative qui le lui rend sous forme de müches croustillantes. On en mange d’ailleurs moins que jadis, pour cette excellente raison qu’on se nourrit mieux. Il suffit, pour se rendre compte de l’amélioration des conditions matérielles de la vie, de considérer les grosses quantités de produits alimentaires de demi-luxe (café, thé, sucre, pâtes, ete..), importées par les coopératives de consommation qui, toutes, sauf quelques très rares exceptions, se sont constituées à la campagne.

Mieux logé, mieux nourri, le paysan s’habille mieux aussi. Il n’y a pas très longtemps encore — cinquante ans peut-être — Îles tisserands fournissañent un drap assez primitif qui ne s’usait jamais. Maintenant les hommes s’habillent à la confection:

les coopératives de consommation leur vendent des «complets » de provenance anglaise ou allemande. Le pardessus, la pèlerine imperméable — bien nécessaire sous un climat humide — 5e font de moins en moins rares. Les brodequins prennent la place des sabots que l’on réserve pour certains travaux et pour les jours de pluie et de boue. Il va sans dire que les femmes se sont hâtées de suivre ce mouvement. Elles tendent de plus en plus à porter des robes sur mesure. Certaines poussent même la coquetterie jusqu’à distribuer le grain aux volaïlles, aller aux champs et donner da soupe aux porcs avec des bagues aux doigts et des bracelets aux poignets. Serait-il même permis d’ajouter que ce n’est pas sans intérêt qu’un grand nombre d’entre elles suivent, de loin, les élégantes de Copenhague : bien des journaux, presque exclusivement lus par des paysans, ont dû créer une chronique de la mode.

Dans ces conditions, la masse de la population danoise étant composée d’agriculteurs, il n’est pas étonnant, que 1si, vers 1880, près de quinze mille individus émigraïent annuellement dans les pays d'outre-mer — suntout aux Etats-Unis — 8.636 seulement se soient expatriés en 1912. Ce nombre a même été, parfois, plus bas: en 1908 notamment, il n’atteignait pas 4.600. Encore faut-il considérer que, sur ces 8.636 individus notés en 1912, 2.961 sont des femmes qui suivent leurs maris ou leurs compagnons, ou vont à l’étranger se placer comme domestiques où employées de commerce. Les 5.675

hommes exercent : 101, la profession de marin; 412, celle d’employés de commerce; 1.154, celle d’employés d'industrie et de petits artisans; 329, des métiers divers allant de celui de crieur de journaux à celui de rentier; 1.892 sont des ouvriers ou des domestiques — dont une faible partie provient de la campagne. Les autres, c’est à dire 1.342 individus, appartiennent à l’agriculture.

Tandis que, dans le temps, ceux qui émigraient étaient surtout des paysans, aujourd’hui ce sont des ouvriers. Cela s’explique: la popuiation des usines a énormément progressé. En 1875 encore, elle ne comptait que 21.000 têtes; maintenant elle en compte près de 70.000. Cet accroissement peut paraître normal par rapport au développement de la population globale du Danemark qui est passée de 1.569.039 habitants en 1880, à 2.757.076 en 1911. Malgré les efforts de la Nation excitée par l’activité gouvernementale, et pour les causes déjà indiquées au début de cet ouvrage, l’industrie n’a pas pu prendre une extension proportionnelle à cet accroissement. Il en est résulté une rupture d’équilibre manifestée à certaines époques par quelques grèves un peu tapageuses et, en permanence, par l’exode des prolétaires citadins vers un marché du travail moins encombré: l’Amérique.

De l’accroissement de la population industrielle qui, de 1850 à nos jours, est passée de 20 à 39 0/0 de la population globale, il ne faudrait pas conclure à

l'abandon de la terre par ses exploitants pour l’outil de l’ouvrier d'usine.

Evidemment, il y a des paysans qui se laissent tenter par la vie de salarié citadin. Celui-ci, de loin, semble un monsieur. Le dimanche, il se promène vêtu d’un costume ealqué sur celui de son patron. Il est aussi libre que l'oiseau sur la branche; 1l se moque de la gelée et de l'orage; il travaille sous un toit, à l’abri des intempéries. Comment pourrait-il être dans la gêne avec les quatre couronnes qu'il gagne, au moins, chaque jour? Rien ne rebute ces ruraux naïfs: ils se font garçons de magasin, distributeurs de prospectus, domestiques, conducteurs de tramways. Ne rappellent-ils pas ces paysans qui, dans leur frénétique désir d'entrer dans la Rome antique, se vendaient comme esclaves, espérant s'affranchir plus tard, devenir même atoyens et goûter aux délices du Forum? Hélas ! leur folle espérance n'était qu’un rêve sans lendemain. Ils restaient esclaves. Tels Tes alouettes qui se laissent attirer par le scintillement trompeur du miroir, les paysans danois, hypnotisés par le fallacieux mirage de la vie urbaine, restent prolétaires. IS se condamnent à la misère à perpétuité. Heureusement qu'ils sont peu nombreux!

Si le prolétariat de l’usine augmente si rapidement, lé motif en est dans la fécondité des familles ouvrières. &« Vous vous distraisez en jouant du piano, disait dernièrement une pauvre ouvrière de Copenhague, mère de famille, à la femme d’un

parlementaire qui, au nom d’une œuvre de bienfaisance, la visitait. Les gens du peuple n’ont pas le moyen de s’offrir des pianos. Notre piano, le voilà! » Et elle montrait son lit. C’est, du reste, un fait d'expérience courante que dans les milieux misérables, la famille se reproduit avec une facilité extrême. Il faut avouer qu’il y a, parmi les prolétaires de l’usine, des détresses poignantes. Le bonheur universel n’est pas de ce monde. La misère est une tare chronique de l’humanité. On peut sans doute en atténuer des horreurs. Sa suppression totale paraît ne pouvoir être qu’une œuvre miraculeuse et peut-être néfaste. Cela nous amène à conclure par la comparaison du travailleur des champs qui jouit des bienfaits de Ia coopération

sous toutes ses formes, et du travailleur de l’usine qui en est encore privé — presque en totalité: l’un est heureux, l’autre est parfois atrocement malheureux. L'un reste fidèle à sa terre. L'autre va chercher, au loin, l’oubli de son infortune. Singulière. coïncidence! Sachant ce que nous savons de l’aide portée au premier par la coopération, ne pouvonsnous pas voir dans son bonheur autre chose qu’une simple coïncidence? N'est-ce pas plutôt un résultat. Souhaitons au second d’être bientôt, lui aussi, le bénéficiaire d’un résultat analogue. Ce jour-là, le travailleur industriel ne sera plus obligé de s’expatrier pour pouvoir manger à sa faim. Dans l’aisance, il grandira et il vivra paisiblement à l’ombre du clocher qui l’aura vu naître, comme dès maintenant grandit et vit le travailleur rural.

La petite propriété se fortifie

Sous l’influence des idées de Karl Marx; — importées en Danemark, au lendemain die la Commune de Paris, par des pamphlets anonymes propagés par un Comité adhérent à l’Allïance Internationale des Travailleurs et par le Socialisten, journal rédigé par un publiciste de quelque talent, Harald Brix, sans cesse traqué par la police, condamné par les tribunaüux, obligé parfois de s’imprimer clandestinement en Allemagne, à Hambourg, ou en Suède, à Malmoe — il fut longtemps admis, dans les cercles avancés, que la classe des salariés ruraux était destinée à s’accroitre des petits exploitants voués à l’ex propriation et que, dans l’agriculture, comme dans l’industrie, l’avenir appartenait aux entreprises capitalistes, c’est-à-dire à la grande culture se présentant sous forme de très vastes exploitations susceptibles de concentrer ten elles mêmes une forte somme de capital et de travail.

Ces prévisions ne se sont nullement réalisées.

D'abord, la petite propriété, celle dont on sonnait le glas, a résisté aux méfaits du capitalisme, aidée par la coopération de crédit qui lui procurait les fonds nécessaires à la lutte contre les gros domaines et contre la concurrence de l'étranger sur ke marché international, — par la coopération de consommation qui lui remettait les matières pre-

mières de meilleure qualité au prix de gros, c’est-àdire l’aidait à réduire ses frais généraux — par la coopération de production qui, la mettant en rapport direct avec les consommateurs, augmentait ses bénéfices de tout ce qui aurait constitué le gain des intermédiaires.

Il importe de bien souligner ce fait. La petite propriété est la principale bénéficiaire de la coopération rurale.

Voici, d’ailleurs, un indice de la place qu’elle occupe dans l’activité coopérative.

Sur 153.108 propriétaires affiliés aux laiteries coopératives et possédant un chiffre global de 1.051.223 vaches, nous trouvons, exception faite de 3.277 domaines (comprenant 16.848 vaches) pour lesquels aucune superficie n’est indiquée dans les ssatistiques officielles :

1.243 propriétés de moins de 0,55 hectares possédant 1.850 vaches

282 — — plus de 210 — —— 24.552 —

Sur 85.558 propriétés affiliées aux abattoirs coopératifs et possédant un total de 918.121 pores, nous trouvons, exception faite de 1.468 domaines (comprenant 12.746 porcs) sur lesquels le Zandbrugsministériet (1) est muet:

(4) Ministère de l'agriculture 9 d

749 propriétés de moins de 0,55 hectares possédant 2.682 porcs

18.500 — — 0,55à 5 = — 76.816 — 45.619 — HU à 30 — — 442.405 — 15.238 — — 30 à 60 — — 214.587 — 3.113 — — 60 à 240 — — 91.090 —

211 — — plus de 240 — — 17.195 —

Grâce aux avantages offerts par la coopération, la petite exploitation est arrivée à rivaliser avec la grande. :

D'autre part, grâce encore aux mêmes avantages, beaucoup de paysans, aidés d’ailleurs par des prêts ad hoc consentis par le Trésor à 3,5 % et amortissables en 60 ans, ont pu, sans secousse, sans perturbation sociale, acquérir petit à petit la propriété de la pius grande partie des terres qu’ils détenaient, moyennant certaines redevances payées à la propriété seigneuriale, en vertu de baux emphytéotiques, soit à perpétuité (arve feste), soit à vie pour eux et leurs femmes (boeste). Tous les droits féodaux — corvées, servitudes, redevances en nature — ont été rachetés. Le fermier est devenu propriétaire d’une terre désormais libre.

En outre, les ouvriers ruraux attachés aux do-

miaines selgneuriaux — les husmænds qui logeaïent dans une petite maison entourée d’un modeste champ attenant au château, se sont eux aussi libérés de toutes les dîmes qui pesaient sur eux: la coopération de consommation leur a permis d'’épargner quelque argent; la coopération de produection, à laquelle, ouvriers, ils participaient déjà par

tie

la vache, les poules, les pores qu'ils possédaient, leur a procuré des gains supplémentaires.

Ainsi, ils ont pu constituer un petit capital — quelques billets de cent couronnes — et solliciter leur admission au bénéfice de la loi de 1899, sur la constitution des biens de famille (1).

(1) La loi du 24 mars 1899 autorise le Trésor à faire, jusqu'à concurrrence de 5 millions de couronnes par an, des prêts aux ouvriers de bonne réputation, en vue de la constitution d'exploitations agricoles. Chaque prêt ne peut être au plus que des neuf dixièmes de la dépense totale à engager. L'ouvrier doit donc posséder en propre une somme égale au dixième de la valeur du lot à acquérir. Il doit en justifier, ainsi que de sa bonne conduite et de sa moralité, devant une commission de trois membres, comprenant nécessairement un husmand, c'est-à-dire un ouvrier ayant déjà bénéficié des bienveillantes dispositions de cette loi, commission instituée dans chacun des dixhuit départements (amts) et nommée par le ministre de l'agriculture, sur la proposition du Conseil général. C'est le ministre qui statue, dans les limites des crédits ouverts

au budget. En garantie, l'Etat se réserve la première hypothèque sur le lot achetéet ce qui le garnit. Il n'exige qu'un intérêt annuel très minime : 3 °/,. L'amortissement ne commence qu'après cinq ans de jouissance. A dater du début de la sixième année, la moitié seulement de la dette est amortie moyennant 4°/, par an. Quand cette première partie de la dette est éteinte, c'est au tour .de la seconde. Maisle taux descend alors à 3,50 °/,, intérêt et amortissement. Le Trésor ne peut exiger un remboursement anticipé tant que le petit domaine est bien tenu et convenablement exploité. Des dispositions législatives, en date du 22 avril 1904 et du 30 mars 1909, ontencore facilité, par des mesures de détail, l’accession des ouvriers à la propriété.

L'Etat leur a prêté le complément de la somme nécessaire à l’acquisition de domaines dont la valeur ne doit pas dépasser 5.600 francs (y compris les bâtiments, le bétail et l’outillage) et dont la superficie doit se tenir entre un hectare et quatre hectares et demi: en moyenne, elle est de 2 hect. 37 dans les Iles, de 3 hect. 51 dans le Jutland où la terre est moins fertile.

C’est ainsi que la petite propriété s’est non seulement maintenue, mais accrue à la fois, en nombre et en superficie.

Le type de l’exploitation agricole danoïse est un

Voici quelques données statistiques sur le résullat de ce système :

Nombre d'exploitations constituées : du 1* avril 1909 au 31 mars 1910, 610 ; du {1 avril 1910 au 31 mars 1911, 685: du {+ avril 1911 au 31 mars 19192, 498 ; du 1°" avril 1912au 31 mars 1913, 470.

Montant des prêts : du 4° avril 1999 au 31 mars 1910, 3.042 221 couronnes ; du 4° avril 1910 au 31 mars 14911, 4.061.459 couronnes ; du 1% avril 1911 au 31 mars 1942, 2 989 214 couronnes ; du 1" avril 1919 au 31 mars 1913, 2.958.521 couronnes.

Les 5441 ouvriers mis en possession, de 1°00 - époque de la mise en application de Ja loi — à 1914, se répartissent ainsi :

Quant à l'âge : 1 548 avaient de 25 à 30 ans : 2.347, de 30 à 40 ans ; 1.274, de 40 à 50 ans ; 240, plus de 50 ans

Quant à l'état civil : 4 470 étaient mariés avant la prise de possession ; 565 se marièrent dans l’année ; 307 restèrent célibataires ; pas de renseignements pour 99 d'entre eux.

Quant à la profession: 3 958 étaient journaliers ; 527 domestiques ; 926 exerçaient des métiers divers,

domaine de faible étendue, mis en valeur par le propriétaire lui-même, auquel on ne peut songer à consacrer ni gros capitaux, ni travail de nombreux ouvriers. En voici, du reste, la preuve, sous forme de deux tableaux résumant l’évolution de la propriété foncière et de l’exploitation agricole, d’après los résultats des enquêtes du Landbrugsministeriet de 1873, 1885, 1895 et 1905. L'unité employée pour la mesure de la superficie n’est pas l’hectare, mais le tonneau de hartkorn (1), qui représente l’étendue de la meilleure terre du baïllage de Copenhague qui puisse être ensemencée avec un tonneau de blé dur (Lartkorn), c’est-à-dire 2 hectares 83 ares.

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