‹ La correctionnelleChapitre 2 sur 25 · CHARLES MOQUET, ANTOINE, QUINET · texte numérisé non relu

CHARLES MOQUET, ANTOINE, QUINET

(Au lever du rideau Charles parcourt le tbéâlre avec humeur. Antoine le regarde ; Quinet, à gauclie, peint une planche.)

CnARLES.

Cojncoit-on ce père Jérôme Gabouillard me refu.ser sa fille Georgette? à moi ! Charles Moquet, tapissier du palais de justice, sergent de la sixième légion, à qui il ne faut plus que 178 francs d'imposition pour être électeur dans son quartier. Mais que peut-il me reprocher? (s'adressant à Antoine.) Que me matique-t-il ? ANTOINE, s'adressant à Quinet.

Oui ; que lui manque-t-il?

QUINET, s'adressant à Charles.

C'est vrai ; que te manque-t-il ?

CHARLES, à Quinet.

Rien, (à lui-même.) Mais si je ne suis pas plus bête que cet homme respectable, je crois avoir deviné la cause de sou refus, et c'est pourquoi

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j'ai agi en conse'quence. ( à Antoine. ) Antoine, as-tu porté tous les papiers que je t'ai donnés ?

ANTOINE

Tous, à domicile. J'ai fait les quatre coins de Paris; j'ai monté des septièmes, des huitièmes.

CHARLES

Tu es sûr qu'ils viendront ?

ANTOINE

Oui, oui; le papier timbré leura fait une peur! J'ai mis Grincheux de faction eu bas sur leur passage, il leur indiquera le local.

CHARLES, à Quinet.

Et toi, Quinet, as-tu fini?

QUINET

Regarde.

(Il lui montre la planche sur laquelle sont ëcrils ces mois : Septième Clumbre.) CHARLES

Très bien; il faudra clouer cela sur la porte en dehors, [a Antoine.) Madame Chauibard la couturière a-t-elle apporté les robes?

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