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SCÈNE IL

JEROME GABOUILLARD, CHARLES MOQURT.

JÉRÔME, essoufflé.

Ah ! bonjour, Moquet,bonjou^ mon garçon ; le cœur me bat.

(Il se jette «ur une chaise.) CHARLES, avec intention.

Vous êtes ému, père Gabouillard ?

JÉRÔME

Non, je suis«s80ufflé. Il n'est pas permis de demeurer à des otages si supérieurs.

CHARLES

Dam' ! écoutez dpnc, le gouvernement pour qui je travaille m'a loué ce local gratis.

Ahl çà, qu'est-ce que je vois... ce bureau... Est-ce que tu atirais été nommé juge de paix ?

CHARLES

Je vous expliquerai cela... Mais vous venez...

JÉRÔME

Je viens te faire mes adieux.

CHARLES

Vos adieux.

JÉRÔME

J'abandonne le plâtre, je change de carrière, je m'exile de Paris ; je vais avec ma Gcorgelte vivre .sous d'autres climats, ;'i Koisy-le-Scc.

CHARLES

Mais, moi, je ne puis pas m'y transporter avec mes atelitîrs. Mon état me retient dans la capitule.

JÉRÔME

Donc, mon pauvre Moquet, tu ne dois plus BOOger à serrer le nœud en question conjugal

CHARLES

Mais votre fille et moi nous noua aimons t

JEROME

Ceci ne serait point un obstacle.

Pourquoi vous expatrier ainsi? à deux lieues de Paris.

JÉRÔME

Ma réputation, mon honneur y sont exposés. J'ai une famille, Moquet.

CHARLES

C'est ce qui arrive à bien du monde,

JÉRÔME

Une collection de Gabouillard, tous plus mauvais sujets les uns que les autres, un tasdebambocheurs, de chenapans, de chenap... (s'arrêtant.) Je ne crois pas qu'il y ait de féminin.

Air : J'ai vu le Parnasse des dames.

Je tremble de les voir paraître

Sur la sellette à cliaijuc instant;

Si mon pays les a \ us nailre.

Ce n'est pas pour mou agrément.

Le ciel, qui d'moi ne s'occup' guères,

Créa ces êti es immoraux

Dans l'iiilérét des actionnaires

De la Cazett' des Tiilmnaux.

CHARLES

Le fait est que vous avez une famille monstre.

JÉRÔME

Je ne leur ai point épargné les avis, mais les conseils ne leur font rien.

Si avec les conseils vous aviez mêlé quelques pièces de cinq francs',!

JÉRÔME

Je ne veux rien leur donner pour qu'ils soient tout-à-fait vertueux.

CHARLES

Au reste, ces gens-là ne se sont pas encore fai t pincer.

JÉRÔME

Cela doit arriver d'un moment à l'autre... ,1'aime mieux m'expor^er.

CHARLES

Ecoutez... Si quelqu'un trouvait un moyen de les empêcher d'avoir des mots avec la justice?

JÉRÔME

Moquet, tu cherches la pierre philosophique.

CHARLES

Je l'ai peut-être trouvée.

JÉRÔME

Tu l'as...

CHARLES

Depuis quelque temps je vous entends toujours rabdchcr la même chose; cela m'a donne des idées...

Je l'ai donné des idées? moi qui en manque pour mon usage particulier i

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