L'Ami du Peuple, n° 569 (vendredi 7 octobre
niers jours de leur prostitution; il vous reste à décréter qu'il n'est qu'un simple fonctionnaire public, le premier en rang, mais non moins soumis au souverain que . le dernier de ses agents; il vous reste à décréter que si les représentants de la nation doivent se lever à son entrée au sénat, c'est par pure bienséance; il vous reste à décréter qu'il n'y arrivera jamais accompagné de gardes1, et que les députations que vous lui enverrez sont pour lui faire honneur et non pour lui rendre aucun devoir. C'est aujourd'hui qu'il doit se conformer à vos décrets; pour les faire révoquer, ses créatures ont sans dîute fait jouer parmi vous tous les ressorts de leur ténébreuse politique; le peuple, qui place en vous sa confiance, se flatte que votre vertu ne se démentira point. Peut-être le prince lui-même aura-t-il la maladresse de vous témoigner de l'humeur : ne daignez pas vous en apercevoir, mais empêchez que votre président ne compromette votre dignité, par la bassesse de ses sentiments, et que quelque tournure jésuitique ne donne l'essor à ses flagorneries sans l'exposer à votre censure.