‹ La correspondance;Chapitre 94 sur 107 · Original : collection Charles Vbllay · texte numérisé non relu

Original : collection Charles Vbllay

2. Ce texte est aussi celui qui est donné par les Archives parlementaires (t. LXYI, p.

Marat dans le n° 209 du Publiciste de la République française (jeudi 6 juin 1793).

Paris, le 3 juiu 1193, l'an II de la République française.

Citoyens mes collègues1, sans cesser de respecter les motifs du projet de votre Comité de salut public, tendant à inviter les membres de la Convention qui ont été jusqu'ici la cause innocente ou coupable des divisions du sénat et des dissensions désastreuses* des divers départements, je l'ai combattu avec force, parce qu'en ménageant à des accusés, peut-être trop criminels, l'honneur de donnée l'exemple d'un généreux dévouement au bien public, il les rendait intéressants aux yeux de la nation, honneur qui doit être réservé à ces hommes 3 intacts qui se sont consacrés sans retenue4 à la défense de la liberté, dont le cœur brûla toujours de l'amour sacré de la patrie, et que les ennemis de la Révolution ne cessèrent jamais de poursuivre comme des désorganisateurs, des anarchistes, des ambitieux, des hommes de sang, avides de meurtre et de pillage.

Peut-être m'était-il permis à moi, le martyr éternel de la liberté, depuis trop longtemps déchiré par la calomnie, d'être jaloux de cet honneur. J'ai donc repoussé le projet de décret de votre comité, j'ai demandé l'arrestation des membres5 dénoncés par les autorités constituées de Paris, et j'ai offert ma suspension pendant un terme déterminé. Impatient d'ouvrir les yeux de la nation abusée sur mon compte par tant de libellistes à gages, ne voulant plus être

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