SUR NAPOLÉON EN GÉNÉRAL
Nous citons seulement quelques ouvrages où l'on a insisté sur Îles années de jeunesse de Napoléon, le rôle des Bonaparte en Corse, etc. :
(1) Chardon est le trisaïeul du baron de Maricourt, cf. plus haut (Sources manuscriles, collecttons privées, p. 78).
(2) Alberto LumMBRoso avait entrepris (1894-1896) un Saggio di una bibliografa ragionata per servire alla storia dell’ epoca napoleonica : mais ce travail, qui ne remontait pas au delà de 1796, est resté ina-
Norvins (Jacques de), Histoire de Napoléon (Paris, A. Dupont, 1827-1828, 4 vol. in-8°).
Martin (dit Martin de Gray), Histoire de Napoléon (Paris, Amyot, 1853-1854, 3 vol. in-8°).
Bégin (Emile-Auguste), Histoire de Napoléon, de sa famille et de son époque, au point de vue de l'influence des idées napoléoniennes sur le monde (Paris, Plon, 1853-1854 5 vol, in-8°).
Stendhal, Vie de Napoléon, fragments (1769-1797), Paris, C. Lévy, 1876 (Œuvres posthumes de Stendhal), in-12, xix- 298 p. Rééd. coll. Nelson (Les temps héroïques de Napoléon). Insiste sur les circonstances qui entourèrent le berceau de Napoléon, quand le nom de Paoli retentissait en Corse et quand l’île, vaincue et orgueilleuse, offre des passions dignes du temps des condottieri. « Supposons-le, né en 1769, second fils d’un marquis de Picardie ou de Languedoc, lequel à vingt-cinq mille livres de rentes : son éducation, moins rude, ne l’eût pas aussi bien préparé à sa destinée. »
Fournier (D' Aug.), Napoleon 1° eine Biographie, Leipzig et Prague, 1886-1889, 3 vol. in-8° ; 2° éd., 1904-1906 ; 3° éd., 1914. Trad. fr. par E. Jaeglé (Paris, Bouillon, 2 vol. in-8°, 1891-1892). Objectif et solide.
Peyre (Roger), Napoléon I et son temps, Paris, F. Didot, 1888, in-4°, v-886 p, ill.
Kircheisen (F.-M.), Napoleon 1, sein Leben und seine Zeit (Munich, Müller), met en œuvre les fiches bibliographiques signalées plus haut ; sera continué.
Lacour-Gayet (G.), Napoléon I”, sa Vie, son Œuvre, son Temps, Paris, Hachette, 1921, in-4° ill. 587 p. Luxueux ouvrage de vulgarisation, Ch. 1 (les premières années) ; ch. x11 (Madame Mère). Dans ce chapitre, assez bizarrement placé après 1806,
chevé (5 fascicules in-8°. Modène et Paris, n’ont pas épuisé la lettre B). — La Bibliographie du temps de Napoléon, donnée par Frédéric- M. KIRCHEISEN (Paris, Genève et Londres, t, I, 1908, 412 p.; t. IT, 1 partie, 1912, 208 p.), développant une précédente Bibliographie napoléonienne (1902), est plus complète (encombrée parfois de beaucoup de détails insignifiants) et constitue, malgré ses défauts, un utile répertoire (jusqu’à 1905). Un tome III devait contenir les publications de 1906 à 1910. A partir de 1911, une bibliographie annuelle devait paraître dans la Revue des Etudes napoléoniennes (la première année a seule été publiée, sept.-nov. 1912, p.,303-320 et 458-474), — Gustrve Davois a donné une Bibliographie napoléonienne française jusqu’en 1908 (3 vol., 1909-1911) qui a les limites indiquées dans le titre. — Cf. les comptes rendus de la récente littérature dans les « Bulletins historiques » de la Revue des Etudes napoléoniennes et, dans le fasc. de janv.-fév. 1917 (p. 88-128), une remarquable étude de G.-M. DUTCHER, Le développement et les tendances actuelles des Etudes napoléoniennes.
des détails sur la famille de Letizid, son mariage, la Révolution en Corse, etc.
Parmi les études «psychologiques » :
Sepet (Marius), Napoléon, son caractère, son génie, son rôle historique (Paris, Perrin, 1894, in-16, 192 p.). Une partie a paru dans la Revue des Questions hist., 1° oct. 1893, t. 54, p. 484-548.
Turquan (Josëph), Le « Corse » en Napoléon (Revue Bleue, 19 sept. 1896, p. 365-370),
Scantrel (Yves), Idées sur Napoléon (Grande Revue, 25 août 1911, p. 834-837). La Corse, qui a « l’odeur profonde de l'Orient », est « une Phénicie villageoise, au génie punique », avec des pénétrations ligures. Napoléon, ni rêveur ni sensible, est « le génie punique dans toute sa puissance : c’est le Carthaginois, consul de Rom”, c’est le nouvel Annibal », Napoléon est « l’homme du clan, mais son clan est le noyau du monde... ».
Faure (Elie), Napoléon (Grande Revue, 6 articles de janvier à juin 1921), A part chez Crès. Cf. surtout le ch. v (« la matrice ») : à travers le Corse, l’auteur voit surtout en Napoléon un Italien.
Enfin mettons à part les travaux de F. Masson, dont on peut critiquer la méthode, mais auxquels il faut toujours recourir (1), Voir surtout, dans la série Napoléon et sa famille, 1769-1815 (12 vol. in-8°, Paris, Ollendorff), le tome I (1769-1802), 1897 (vu-424 p.).