‹ La couleur. Choix de textes précédés d'une étudeChapitre 36 sur 45 · XVII. — DU MÉLANGE DES COULEURS · texte numérisé non relu

XVII. — DU MÉLANGE DES COULEURS

La plupart du temps la mauvaise conservation des tableaux est due moins à la qualité chimique des couleurs qu'aux pratiques fâcheuses de nos peintres. Trop souvent le débutant brouille ses tons par des mélanges inconsidérés , et , ce qui est plus grave , il s'habitue à voir sale. Or les lois des mélanges ont été parfaitement définies ci-dessous. On ne saurait trop engager les peintres à se pénétrer de ces principes qui devraient être enseignés aux débu - \ants dans tous les ateliers.

Paillot de IViontabert (1771-1849).

Mélange des coideurs. — Dans les livres, on répète encore qu’il faut se garder de brouiller et de salir les couleurs en les fondant trop avec le pinceau. Cette leçon n’a jamais été bien expliquée aux élèves. En effet, on remuerait pendant deux heures une teinte binaire composée de jaune et de rouge ou de rouge et de bleu, que cela ne les ternirait en rien; mais si

on brouille avec la couleur orangée une teinte voisine qui est bleuâtre, il se fera un achromatisme, et en un instant, sans brouiller longtemps, la teinte orangée se trouvera salie. La teinte verte le sera de même si on la brouille avec une teinte rougeâtre.

Traité complet de la Peinture.

Thomas Couture (1815-1879).

Employez, le plus possible, vos couleurs sans mélanges à l’état pur; s’il est absolument nécessaire d’employer plusieurs couleurs, pour obtenir une coloration, ne dépassez jamais le nombre de trois ; si vous dépassez ce nombre, vous introduisez dans votre peinture un principe maladif. Si vous arrivez aux nombres 4, 5, 6, alors votre peinture n’a plus les conditions vitales, elle devient scrofuleuse, elle végète, elle meurt.

Simplicité dans la composition du ton, franchise dans l’exé cution, voilà les principes qu’il ne faut jamais oublier.

Méthode et entretiens d'atelier.

J. °G. Viberi (1840-1903).

Les lois du coloris. — Mélange des couleurs opaques. — Les couleurs préparées à un égal degré d’opacité et d’intensité lumineuse seront rangées sur ma palette noire dans l’ordre du spectre

Le mélange de deux couleurs — t° Lorsque deux couleurs se touchent, leur mélange, en toutes proportions, produit les nuances intermédiaires avec toute leur intensité lumineuse et colorante. •

2° Le mélange en parties égales de deux couleurs impaires séparées par une seule autre, produit la couleur qui les sépare, mais avec moins d’intensité colorante.

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