LA COUPE D.U ROI DE THULÉ
L ambition donna la fièvre
Aux plus vils comme aux plus méchants ;
Soudain l’audace vint au lièvre
prit des airs touchants.
LânCj de son savoir immense Vanta la haute utilité;
Le tigre prêcha la clémence Et le renard la loyauté 1
AN GU S, moqueur.
Bouffon^ tu vieillis... Ce conte Est long, et fort ennuyeux.
PADDOCK, de même.
Attendez, seigneur; je compte Que la fin vous plaira mieux.
Jadis insulté par les cuistres.
Jadis rudoyé par les forts.
Le singe vit peuple et ministres Lui rendre hommage ! — Mais alors.
Pour se venger et sur la place Les voir tous s’entre-déchirant.
Le singe, avec une grimace.
Jeta la couronne au torrent.
derniers mots, il lance la coupe
du reearH la ^ retourne, les bras croisés, bravant
regard la colère des courtisans.)