‹ La coupe du roi de Thulé opéra en trois actes et quatre tableaux de Louis Gallet & Edouard BlauChapitre 29 sur 31 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

ANGUS, MYRRHA, HAROLD, HENGIST, DANIL, riNTENDANT, SEIGNEURS,

Dames, peuple. Pages, Échansons,

Gardes, etc., PADDOCK et YORICKdans

la foule.

TOUS, à l’exception d’YORICK et de PADDOCK.

CHŒUR

Un prodige a fixé la fortune indécise.

Salut à la beauté près de la force assise!

Angus et Myrrha, devant vous.

Peuple et seigneurs sont à genoux.

ANGUS prend la coupe que lui présente Harold.

■ Suivant une loi qui m’est chère.

Dans cette coupe héréditaire.

Pour la première fois.

Seigneurs, c’est à vous que je bois!

MYRRHA

La reine plus bas doit descendre.

Et chez les humbles faire entendre Sa consolante voix;

Donc, c’est au peuple que je bois!

HAROLD

Le roi veut que chacun, selon l’antique usage,

En buvant à son tour ici lui rende hommage.

LA

COUPE DU ROI DE THüLÉ.

(A Hengist).

trône ,TvnfÆ“"! '«

rendu hommage à Angusetà My?rha.) *

,'HENGIST

Au règne qui commence üieu garde la puissance, 1-a paix et le bonheur!

dan IL, puis le Chœur.

A cette enchanteresse Qu il garde sa Jeunesse lit son amour vainqueur!

I i:^iN JJ aJN T,

Que grâce au ciel regorge

Le Trésor de Thulé!^

Et puissent rendre gorge Tous ceux qui l’ont volé

PADDOCK

qui lont volé!

CHŒUR

'“■■'“■'ô indécise

Salut à la beauté près delà force assise I

Angus et Myrrha, devant vous

Peuple et seigneurs sont à genoux.

Dans cfti^i'

Digitizodby Cnios;i'

LE CHŒUR (Seigneurs),

Éloigne-toi, bouffon 1

PADDOCK

L’injustice est notoire 1

Ce qu’on accorde aux grands nous est donc défendu? (Montrant Yorick.)

Mais lui, par qui la coupe fut sauvée,

Peut-on lui défendre, en ce jour,

Joyeux de l’avoir retrouvée.

D’y tremper sa lèvre à son tour?

LE CHŒUR (Peuple),

Qu il boive! cet honneur le paîra de sa peine!

MYRRHA

J’y consens,.. Pêcheur, bois aussi.

PADDOCK, bas.

Invoque la Sirène!

YORICK, résolûment.

Écoutez tous... Je vais boire à ma reine.

Mais cette reine-là, seigneurs, n’est point ici, (Mouvement des Courtisans.)

YORICK

Au pauvre insensé qui tremble Et bien bas courbe le front,

70 LA COUPE DU PCI Dp rPULÉ.

Grands et petits, tous ensemble, bont venus jeter 1 aifront.

Quand la foule cruelle Se rit de mon émoi,

G Sirène, je t'appelle;

Entends moi!

(Commencement d’orage).

le chœur.

ael, ]à-bas, un éclair a passé.

angus et MYRRHA. > Laissons-Ie dire En son délire,

Nous s?mSds

“ rois, et les dieux sont pour nous.

PADDOCK (à Yorick),

Courage, ami, Les dieux seront pour nous.

yorick.

nSdet'

Kiant de leur trahison ' ^es serments font des parjures Et de 1 amour un poison,^

Veux-tu donc, infidèle.

Aussi trahir ta foi?

O Sirène, je t’appelle; n„ ^ Viens à moil

lîrondf*

LE CHŒUR

La foudre lui répond et* le flot en courroux A la voix du pécheur monte en grondant vers nous.

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