‹ La coupeChapitre 46 sur 82 · CAL VAN · texte numérisé non relu

CAL VAN

Non pas, si vous êtes masqué, bien armé et bien accompagné.

LISANDRO.

L'idée est bonne. .. et naturelle; c'est voire état de rançonner les passants attardés.

i;au an.

La chose vous convient?

LUPO

Fort peu ! il n'y a point d'honneur à effrayer un vieillard. N'importe, j'irai. Il me faut cet argent. Quel chemin doit-il prendre au juste?

Il est très-méfiant et ne suit jamais les routes. Il se l'ait un plaisir de dépister les plus fins larrons ; mais j'ai gagné un de ses valets, ]e me

LUPO LIVERAN1 10'.)

suis fait tracer le plan assez compliqué qu'il doit suivre, je vous le remettrai.

LUPO

Venez avec moi, c'est plus simple.

Aon, je répugne à user de violence avec un si proche parent.

LUPO

Je répugne aussi à la violence, — votre oncle fut l'ami de mon père; — mais je jure d'être •-.•ni et de ne lui faire aucun mal.

G AL VAN

La chose est difficile. Il est toujours bien escorté, et vous savez qu'il est encore vert; il défendra ses doublons avec rage et se servira de ses armes. Vous voyez que l'affaire n'est pas une plaisanterie.

I UPO.

Vraiment ?

LISANDKO.

Parbleu ! nous espérons bien qu'il se fera tuer plutôt que de lâcher sa bourse!

170 LUPO LIVERAM

LUPO

Vous espérez ?...

LISANDRO.

Sans cloute. Vous faites la besogne, et nous héritons !

LUPO, à Gai van.

C'est là ce que vous me proposez?

GALVA.N.

Non ! mais si un malheur arrivait... aux mille ducats de votre prise, j'en ajouterais mille autres...

LUPO

Sortez de chez moi, lâches canailles, et n'y rentrez jamais! Sortez, sortez, ou je vous jette par

les fenêtres. (Il les chasse. Délia. 'qui sort d'une pièce voisine, veut traverser pour sortir.)

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