SCÈNE XïlI
BALTHAZARD, FLORESTAN.
BALTHAZARD.
Comment trouves-lu la baronne Wilhelmine?
FLORESTAN
Vilaine mine... Ah! elle est bien nommée^ je m'en vante... sapristi! ses parents sont des gens d'esprit... ils avaient prétu son physique.
BALTHAZARD.
Eh bien ! il s'agit de lui faire la cour.
FLORESTAN
•Merci! vous abusez de mes attraits, mon bon. J'ai bien voulu lancer deux ou trois œillades à votre vilaine mine pour la retenir ici, parce que je voyais très bien qu'elle allait gêner le grandduc et la princesse... mais si vous en voulez davantage... je demande mes passeports...
BALTUAZARD.
Air : du Dieu des bonnes gens.
11 faut pourtant qu'auprès de la haronne Tu sois aimable, amoureux et galant ,
FLORESTAN
Merci, merci !
BALTHAZARD.'
Ton directeur l'ordonne.
FLORESTAN
Mais ce n'est pas dans mon engagement.
Je ne veux pas séduire cette femme:
BALTHAZARD.
C'est ton état à toi d'être amoureux.
FLORESTAN
Pour consentir 'a lui peindre ma lïanime, 11 me faudrait des feux, Je demande dix francs de feux.
BALTHAZARD.
Tu en auras... Ainsi, dès qu'elle arrivera...
FLORESTAN
Ici?..
BALTHAZARD,
Ici tout-à-l'heure... Eh bien! mon brave... car tu es un brave...
Heureusement...
BALTHAZARD.
Il faut lui persuader qu'elle doit favoriser l'amour du grand-duc pour la princcsso Mathilde, et pour l'amener là, il s'agit de la captiver toutà-fait.
FLORESTAN
La captiver? comment? tant que vous ne m'avez demandé que de la pantomime expressive... électrique... j'ai mimé, mais si vous me demandez du discours, je n'en suis plus... je vas me fourvoyer...
BALTHAZARD.
Elle vient.
Je file.
FLORESTAN
BALTHAZ-RD.
Du tout... reste...
FLORESTAN
Je vas dire des bêtises... je vous en préviens, je ne sais pas comment on parle aux baronnes pour de vrai... Je suis inqui^.