‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 36 sur 110 · E COMMANDEfR, debout · texte numérisé non relu

E COMMANDEfR, debout

Air booffe.

Sur le terrain, tous deux enfin, nous sommes prêts! Mon rival insolent.

Me demande à l’instant

De renoncer à vous... Je réponds... non, jamais! Soudain de mon habit il désigne à l’avance^,

Les points qu’il doit percer... je me mets en défense. (^Imitant les mouvements et les péripéties de la lutte.) Une, deux, une, deux, une, deux,

Ah ! ah! ah I ah ! ah !

(Poussant un cri de to,uche.)

Ah !

(Désignant son habit déchiré.)

Et vous voyez le bel état.

Et vous voyez le résultat De ce combat.

Voilà, voilà le résultat De ce premier combat.

(Rires étouffés de tous.) ni ! hi !

LE COMMANDEUR, avec reproche.

Eh !

TOUS

Non, nous ne rions pas d’honneur.

Poursuis, poursuis, cher commandeur.

LE COMMANDEUR, reprenant d’un ton de matamore.

Le chevalier, en me bravant, me dit ; Corbleu !

Me cédez-vous enfin Et son cœur et sa main.

Je riposte : Non pas, morbleu, ventrebleu !

Aussitôt, de son doigt, il me marque au visage,' Trois points à moucheter... cela me met en rage. Une, deux, une, deux, une deux!

Ah ! ah ! ah! ah ! ali !

(Poussant un cri de touche.)

Ah!

(Désignant les mouches de taffetas qu'il a sur le visage.)

Et vous voyez le bel état.

Et vous voyez le résultat De ce combat.

Voilà, voilà le résultat De cet autre combat.

(Rire contenu.)

ni ! hi ! hi !

LA LOUU Uli CÉLIMENK.

LE COMMANDEUn.

Eh!

TOUS

Nous ne rions pas d’honneur!

Poursuis, poursuis, cher commandeur.

LE COMMANDEUK.

•Le chevalier menace et parie avec fureur,

^loi, je réponds alors d’un ton moqueur !

Vous croyez m’iutimlder.

Vous croyez m’êpouvaulcr !

ïl faut vous désabuser.

En garde, allons, recommençons.

Voyons, flnissous !

Alors, dit-il, je vous crève un œil,

Quel sort sera le vôtre ?

— Rien qu’un! ça m’est égal... — Quittez ce fol orgueil, car un instant après, je dois vous crever l’autre.

Diable I

{Un moment de silence au milieu d'un rire sourd et contenu.*) LE COMMANDEUR, à la comtesse.

J’ai pensé, dans cette affaire,

Qu’un aveugle ne peut plaire.

Et que malgré tous ses soins Un borgne plaît encore moins.

Et J’ai juré de renoncer à vous, oui, malgré mes transports jaloux Il me faut renoncer à vous.

Fin de l’air.

LA COMTESSE, OU commandeur avec malice.

C’est être fort prudent,

«le vous fais compliment.

LES DOUZE, au commandeur.

Ainsi, c’est convenu,

Votre tendresse Renonce à la comtesse ?

LE COMMANDEUR, c'est entendu.

LA COMTESSE, aux douze.

Allez donc au plus vite Réparer ce désordre-là.

Et puis la paix se signera 4>ans un dîner où tous je vous in\ite.

UliPRlSE par les douze.

Quoi qu’on ait résolu.

Quoi qu’on ait entendu.

Et quoi que l'on ait vu,

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