‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 38 sur 110 · LA COMTESSE, LE COMMANDEUR, LA BARONNE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, LE COMMANDEUR, LA BARONNE

LA COMTESSE

Ainsi, commandeur, vous voilà contraint de renoncer...

LE COMMANDEUR

Que vouiez-vous je faisais de. notre mariage une liaison d’élégance et de douceur ; un commerce d’esprit, une affaire de tranquillité... et voilà ce petit malappris qui m’a menacé <l’abord, si je vous épousais ae venir faire du bruit sous mes fenêtres.

LA COMTESSE, sourkint.

C’est d’une inconvenance !...

LE COMMANDEUR, Vers la cantonnade.

Fais la cour à ma femme, drôle I on te l’accorde ; mais laissemoi la paix ; maie laisse.-moi dormir.

LA BARONNE, souriant.

C’est bien le moins.

LE COMMANDEUR, à la comlesse.

D’ailleurs, la première condition pour être heureux . c’est de vivre et il n’y a pas moyen avec un petit bonhomme comme celui-là qui touche tout ce qu’il vise.

LA COMTESSE, désignant le commandeur.

Cela se voit.

LE COMMANDEUR, Se touchant le ventre.

Oh ! mon Dieu I il n’avait qu’à désigner le centre et j’étais percé d’outre en outre.

LA BARONNE

Heureusement, il n’y a pas songé.

, LE C0MMA^DEL’R, avec dédain.

Du reste, il m’a blessé avec une maladresse I pas de règle, pas de méthode! un décousu pitoyable ! oh ne se battait pas ainsi de mon temps... ^uand je dis de mon temps, hier ou avant-hier. On y mettait de la courtoisie, de la grâce, de l’enjouement. Mais aujourd'hui, ça fait pitié ! un petit diable qui sujette sur moi comme un ouragan !

LA COMTESSE

Adieu donc, avec notre mariage, notre projet d’habiter ensemble cette magnifique terre...

LA BARONNE, mOqueuse.

Où vous vous portez si bien.

LA COMTESSE

11 faudra plaider.

LE COMMANDEUR, avBC une prétention de finesse.

Du tout, il y a un moyen de ne pas nous séparer. J’ai mon dessein.

LA COMTESSE

Ah!

LA BARONNE

Voyons.

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