SCÈNE XI
Les Mêmes, LA COMTESSE, un bouquet à la main.
LA COMTESSE
Arrêtez! pourquoi tant de fureur!
Pour mettre fin à votre lutte,
Cette main que l’on ae dispute...
(Au chevalier, ivi offrant la main.)
La voici.
LE CHEVALIER, ironique.
C’est bien de l’honneur.
(Prenant la meûn de la baronne.)
le tiens la main qui fera mon bonheur.
LA COMTESSE, piquée et confuse.
Comment T
l’épouse votre sœur.
Après avoir tué le commandeur.
(PorM.) Marchons.
LE COMMANDEUR
Adieu, comtesse ; adieu, baronne !
Car je n’épouse plus personne !
LA COMTESSE, retenant le commandeur.
Permettez. .. j’ai commis une erreur '
Au milieu de ce grand tumulte.
(Auchevalxer quila nargue, en souriant.)
Ne riez pas de votre insulte ; car je voulais offrir ma main au commandeur.
(Elle tend la main au commandeur).
LE C(»IMANDEÜR, enchanté.
l’accepte...
LES DOUZE
Trahison nouvelle !
(Au
LE COMMANDEUR, fat».
J’accepte avec félicité !
chevalier.)
Notre duel est évité.
Soyons amis, c’est arrêté.
LES DOUZE
Non, non, reprenons la querelle ;
Car c’est à moi
Qu’elle a donné sa foi;! ; |
LE COHMAKDEUR, exaupéré. , 3
Mais vous ne poirvez pas l’épouser tous les douze ! |
LES DOUZE
Nous voulons que jamais personne ne Ainsi de notre amour guéris,
Pour éloigner tous leS maris,
Prés d’elle faisons sentinelle ;
Soyons geôliers de l’infldèle !
LA COMTESSE, raifieuse.
Quoi! mes geôliers?
LES DOUZE
Oui, vos geôliers !
LA COMTESSE, jefanf son bouquet sur lequel se précipitent les douze et dont chacun prend une fleur qu’il met à la boutonnière.
Voilà tous mes geôliers Qui sont mes prisonniers.