‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 67 sur 110 · ACTE I, SCÈNE VU · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VU

HENRIETTE

Je VOUS crois... j’ai du bonheur à vous croire... et cepeudant...

ALBERT

Cependant?...

HENRIETTE

On m’a parlé, dans ma famille, d’une rivale qui pourrait être bien redoutable pour moi !...

ALBERT

Une rivale?... ♦

HENRIETTE, SOUriaflt,

L’ambition...

ALBERT

Vous dites?...

IIENIIIETTE.

Convenez-en, monsieur, là-dessiis vous avez une réputation terrible, tout le monde m’en a prévenue, et ma mère, avant do m’accorder son consentement, m’a engagée à vous le dire avec toute franchise. Pas de mariage, ou plus d’ambition, entendez-vous bien?... et surtout plus d’amis politiques... {Mouvement d'Albert.) On m’assure que je dois vous demander le sacriQce et l’oubli absolu de ces messieurs.

ALBERT

Oh I je vous le jure, c’est fait... et sans retour...

HENRIETTE

Bien vrai?... Depuis quand ?...

ALBERT

Depuis que je vous aime !..;

HENRIETTE

Et vous n’avez aimé, et n’aimerez jamais que moi?...

ALBERT

Jamais !... {A part.) Si je mens pour le passé, je suis sincère pour l’avenir.

(Musique de bal exécutée en sourdine à l'extérieur.)

HENRIETTE

Entendez-vous?... le bal va s’ouvrir... Venez donc, mon ami, venez divulguer notre grand mystère, et annoncer à tous que je suis votre femme!

(Ils marchent vers le fond et sont arrêtés par l’entrée de Léon, qui a entendu les derniers mots )

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