‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 69 sur 110 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LÉON, seul, parcourant le théâtre avec fureur, 'en répéldÜt ïeèdi'vers mots qu'il vient d'entendre.

Son neveu!... mon oncle!... Mais je ne veux pas être ton neveu, misérable !.. je ne le veux pas ! . . C’est tout au plus si je, veux être celui de matante !... Mon Dieu ! mon Dieu ! direquec’est dans sa famille que parfois on rencontre ses plus cruels ennemis !... Et ma grand’mère aussi, ma graml’mérequi a toujours été folle de moi, et qui me riait au nez tout à l'iieure quand je lui ai dit mon secret, quand je lui ai demandé sa fille en mariage!... elle in'a défendu, en riant toujours, d’en parler à personne, et elle m’a promis, en riant plus fort, de me marier dans cinq ou six ans à une riche héritière... Je no suis (|u’un enfant a-t-elle dit!... ce nom m’irrite à la fin et me met hors lu e ii...je me vengerai !... de qui ? je ne sais pas, mais je suis fui ieux, j'ai de la lancune contre toute la terre, et je me vengerai ! (0/t enltni de nouveau la musique du bal en sourdine. — Un domestique portant deux plateaux, l'an charijé de gâteau.r , l’autre de verres à champagne et de verres de punch, passe des salons du fond dans celui où se pafisc la scene et s'arrête devant Léon.) Vat’en, je n'ai pas faim., je n'ai pas soif! (Le domestique fait deux pour sortir,.) C’est-à-dire, si fait, reste... non, va-t’en!.. . vat’en après avoir laissé là ce |italeau... ces deux plateaux... (Le domestique obéit, dépose les plateaux et .s’éloigne. — La musique ces.se.) Je n’ai pas dîné, moi, pour la revoir plus vite!... et j’étoulfe !... {Buvant et mangeant avec avidité.) Je meurs ! L’appé-

Page 1