SCÈNE IX
LÉON, ALBEUT, puis HENRIETTE.
ALBERT, descendant vioement la scène.
Hein ? plaît-il ? qu’est-ce que vous dites, monsieur, voulezvous bien vous taire ?
LÉON
Me taire ?... jamais!... A fa santé, mon oncle. Tiens, je veux cOmirleticer par toi, mon cher oncle... tu va.s ni'enlendre... nous allons rire en nous rappelant tus fredaines, les folies.. .àli ! ah 1 ah! nous allons rire... A ta santé!.., (//6oit.j
ALBERT
II e.st gris le malheureux !.. (Au domestique qui vient de reparaître.) Emportez, emportez bien vite ces plateaux. (L'orchestre reprend très en sourdine l'air de polka chanté à la fin de la 3“* scène.)
LÉo.N, s'animant de plu,i en plus et avec une gaieté frénétique qui tient un peu de la folie.
Donc, il était une fois un ménage de trois personnes : la femhie, le iiiari et l’araaiit.
Tais-toi donc.
LÉON
Jamais.
HENRIETTE, entrant OU fond en se parlant à elle-même.
Mon neceti oublie la seconde polka. (Elle fait deux pas en avant; puis s'arrête en entendant Léon qui reprend vivement son récit malgré tous les efforts d'Albert.)
LÉON
La belle dame avait fait pré.seittàson mari de trois gilets : un vert, un jonquille elle troisième écarlate!...
ALBERT
Tais-toi donc ! (Henriette est en ce moment placée du côté opposé à celui où se tournent , les regards d'Albert. — La musique cesse.)