‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 73 sur 110 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les MÊMES, LE DOMESTIQUE, puis ANTONIN DE MAREülLLES.

LE DOMESTiQDE, annonçant, au fond.

Monsieur le baron de Mareuilles.

ALBERT, à part.

Ciel !

LÉON, à port.

Lui!

HENRIETTE, gaiement.

Le mari de ma bonne amie ! {Antonin parait en habit noir, boutonné, avec une petite brochette de décorations étrangères.)

ANTONIN, saluant d'abord Henriette, puis les deux jeunes gens .

Mademoiselle... j’ai riionneiir... messieurs... An! ce cher Albert!... {Se retournant vers Henriette.) Le futur, n’est-ce pas?

HENRIETTE

Vous savez?...

ANTONIN

Ce n’est plus un mystère pour personne. Mon compliment, cher ami... ta femme est charmante!

LÉON, qui dès l'entrée d’ Antonin a regardé sa poitrine. Boutonné jusqu’au menton ! (Il a dit bas ce mot à Albert.)

ALBERT

Tu vas recommencer!

Et pourquoi donc, monsieur, Anaïs n’est-elle pas avec vous? Je l’attendais pour la signature du contrat.

ANTONIN

Je la précède de quelques instants seulement, mademoiselle. La baronne, esclave avant tout de la fraîcheur de sa toilette, m’a rigoureusement exilé de son coupé... j’en gémis, mais un bon mari peut bien s’imposer quelques sacrilices pour être agréable à sa femme, et maître absolu dans mon ménage, quand il s'agit de choses importantes, j’ai rbahiliide, en fait de petits détails, de me laisser gouverner par la baronne et de me soumettre avec abandon à toutes ses volontés. (Ici Albert regarde Léon qui se met à rire, il lui fait encore un geste pour lui imposer silence. — Antonin continue sans avoir remarqué ces mouvements.) Je viens

LA DAME AUX TROIS COULEURS

donc seul, et suis le premierj mademoiselle, à vous féliciter, et surtout à féliciter mon ami.

Am de tu’rènne.

Quoi qu’on dise, le mariage Est chose excellente, ma fpi I On vil fort heureux en Inênage...

Et je puis le prbuver, je brois.

Sans aller loin.. , voyez ma femme et moi. Notre destin va devenir lo; vôtre.

Je l'espère, et, dû fond du cœür.

Je vous souhaite à tous deux un bonheur Absolument semblable au nôtre.

Oui, tout à fait semblable au nôtre.

Merci !

ALBERT

HENRIETTE, avcc effrot.

Tout à fait semblable !

LÉON, synclinant devant Albert.

Mon cher oncle... je joins thés voûux à ceux de M. le baron.

J’ai là un rieveii rjiti a jtlré ma perte. {La musique recommence ensourdine à l’orchestre, air: Deuxième polka.)

. LE DO.MF..STIQUE. annonçant.

Madame la baronne de Marenilles.

TOUS LES PERSONNAGES, ensemble et avec une inflexion différente. Ah! c’est elle!...

ALBERT

Je vais la revoir 1

HENRIETTE

Ma bonne amie !

Ma femme t

LÉON

La dame aux trois couleilrs !

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