‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 96 sur 110 · AI.BERT · texte numérisé non relu

AI.BERT

C’est convenu- avec le ministre.

LÉON

Mais je refuse.

ALBERT, lui donnant la main.

Parbleu !.. je sais à présent que tu ne tiens pas à le suivre, et ton ange doit te retenir ici.

LÉCN.

Oui, mon oncle; maintenant, je ne veux plus la quitter.

ALBERT

Bravo !.. [A lui-même.) Quant à moi, je regrette Anaïs, mais au moins je médis que personne... (â'n disant ces mots, il froisse dans ses mains la lettre quHl a reçue; il est tombé un papier de l’enveloppe.)

LÉON, le ramassant.

Mon oncle I tu laisses tomber ce papier ! {U le lui met sous • les yeux.)

ALBERT, le prenant vivement. ♦

Ab bah ! pas possible !

LÉON

Quoi donc?

ALBERT

C’est de la main d’ Anaïs.

LÉON

De sa main!., tu vois, je le disais bien, sous toutes les formes, son mari lui sert de messager.

ALBERT, à lui-même après avoir lu, et en marchant avec agitation.

Oh ! je suis effrayé de son audace. Cette ambassade, le rêve éternel d’Antonin, elle peut exiger qu’il la refuse; elle peut rendre visite à ma femme pour lui annoncer qu’elle ne partira pas ; que M. de Mareiiilles sacrifie toutes ses espérances ambitieuses à notre amitié.

LÉON, à part.

Qu’est-ce qu’il a? quelle agitation!

ALBERT, reprenant le billet et le parcourant encore.

Mais d’abord, elle veut être bien sûre que je l’approuve, et

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