‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 113 sur 416 · Piaynald. anno 12.o7, n · texte numérisé non relu

Piaynald. anno 12.o7, n

titution, en revinrent en effet cliargés de dettes K fl est superflu d'ajouter que les collations de bénéfices faites à des Italiens n'étaient pas moins fréquentes que sous le précédent pontificat. Le pieux archevêque d'York, Sebal, excommunié par Alexandre pour s'être opposé sur ce point aux ordres apostoliques, fit entendre, à son lit de mort, des plaintes analogues à celles qui, sous Innocent IV, avaient été attribuées à l'évêque de Lincoln. Si l'on en croit certaines assertions, il adressa au pape une lettre où, dans un langage à la fois ferme et respectueux, il le conjurait de modérer des vexations dont on était justement irrité. « Le Seigneur, lui écrivait-il, a dit à Pierre de paître ses brebis; il ne lui a pas dit de les tondre, ni d'en dévorer la substance - ».

Pendant que le clergé séculier s'élevait ainsi contre le saint-siège, le mouvement de la société laïque contre l'Église se poursuivait également. Gomme au temps d'Innocent IV, des confédérations se formaient dans le but de restreindre la juridiction ecclésiastique et d'empêcher les séculiers de s'y soumettre. En vain l'impérieux pontife, qui voyait là une atteinte indirecte à son autorité, avait-il prohibé, sous des peines sévères, ces associations hostiles 3. Ce n'étaient plus seulement des seigneurs, mais des bourgeois et des paysans même ^ qui entraient aujourd'hui dans ces ligues. Alexandre confirma, en les aggravant, les mesures prescrites à cet égard par son prédécesseur. Au mois de juillet 12.57, il rendit un décret qu'il ordonna de publier dans tous les conciles provinciaux et diocésains, décret par lequel étaient excommuniés.

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