Huillard-Bréholles, Hist. dipl. t. VI, p
4. « Burgenses et rustici. » Voir le concile de Kuffec, mentionné ci-après.
avec les promoteurs do ces coupables associations et ceux qui en avaient rédigé les statuts, les seigneurs des localités où ces statuts avaient été promulgués et les magistrats qui prétendaient s'y conformer. Ceux qui, ayant subi cette excommunication, persistaient dans leur faute, étaient dépossédés des ficfs qu'ils pouvaient tenir de l'Église et leurs descendants exclus de toutes fonctions ecclésiastiques K Les évoques ne manquèrent pas de se prêter à l'exécution d'un décret qui sauvegardait leurs privilèges. Un concile provincial, que tint l'année suivante, en Poitou, l'archevêque de Bordeaux, dépassa même sur ce point les sévérités du pontife. Il décida que, si les personnes excommuniées pour leur participation à ces ligues demeuraient plus de trois mois dans les liens de l'anathèmc, elles seraient privées de la sépulture chrétienne -.
Le relâchement de plus en plus sensible des m curs du clergé n'était pas, il faut le reconnaître, pour inspirer aux séculiers un respect capable d'arrêter ces entreprises. L'un des prélats les plus recommandables de ce temps, Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, qui, attentif aux devoirs de son ministère, visitait régulièrement les couvents de sa province, a laissé un « registre » de ces visites qui montre combien la vie qu'on menait alors dans certains monastères était peu édifiante ^ Celle du clergé séculier l'était moins encore. En Angleterre, l'un des pays qui avaient le plus longtemps résisté à la loi du célibat, l'usage des concubines était regardé par nombre de prêtres comme presque licite •*. En Allemagne, des évêques même, bravant tout à la fois les lois de la religion et de la morale, se livraient aux plus coupables excès ^ Pour tout dire, l'incontinence, dans une partie