Ptol. Luc. Hist. eccles. 1. XXII, c
2. Annal. Placent. Gibell., Pertz, ss., t. XVIII, p. S54. — Raynald. anno 1271. n° 7-11. — Gregorovius, Storia di Roma, t. V, p. 521. Le nouveau pape est nommé dans les chroniques Thealdus, Thebaldus, Thedaldus, Theardus, Theobaldus.
3. Voir, dans Raynald. anno 1271, n" 13, 16, la lettre des cardinaux au nouveau pape.
4. Voir, à cette date, Potthast, Reg. pontif. Le pape avait pris le nom de « Grégoire «dès les premières lettres qu'il écrivit de Viterbe.
Il est vraisemblable qu'en arrêtant leur choix sur un homme qui n'était ni cardinal, ni évêque, et qu'aucune notoriété particulière ne désignait à leurs suffrages, les membres du sacré collège n'avaient cherché qu'à sortir d'embarras par une élection sans importance ^ Le hasard voulut que ce choix fût heureux. De mœurs pures, pieux et ami de la paix, apportant sur le saint-siège un esprit étranger aux ambitions de la cour de Rome, avec un caractère ferme et difficile à circonvenir, Grégoire était assurément le meilleur pape qui, depuis le commencement du siècle, fût monté sur le trône apostolique"'. Les cardinaux lui avaient mandé qu'un des motifs pour lesquels on l'avait élu était que, connaissant les besoins de la Palestine, il saurait juger des moyens les plus propres à la secourir''. La Terre sainte fut en effet le principal objet de la préoccupation de Grégoire. En quittant Saint- Jean d'Acre, il avait fait le serment de ne jamais oublier Jérusalem "*. Dès son arrivée à Viterbe, il donna son attention aux intérêts des Lieux saints'. Il demanda aux villes de Pise, de Gênes, de Venise, de Marseille, un certain nombre de galères armées, qu'il expédia aussitôt aux fidèles d'outre-mer ^. Afin d'obtenir de plus grands secours, il résolut de réunir un concile général; et, à peine installé au palais de Lalran, il adress i à tous les princes et évèques de la chrétienté des lettres de convocation pour cotte assemblée, dont il fixa la date au l^*" mai de l'année 1274, se réservant d'en indiquer le lieu par des lettres ultérieures'.
Si zélé que fût Grégoire pour les affaires de la Terre sainte, elles n'étaient pas les seules qu'il avait le projet de traiter dans ce concile. Instruit des démarches de Michel Paléologue,