‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 114 sur 357 · Ep. 332, 333, Migoe · texte numérisé non relu

Ep. 332, 333, Migoe

5. Voir une longue lettre d'Yves de Chartres dans Baron, anno 1111, n* 36 et ss.

et exercer son action dans les parties les plus reculées de la catholicité *. Au mois de février 1113, il tenait à Bénévent un synode-, où se présentaient des envoyés de l'Église chrétienne d'Orient, et à la suite duquel il écrivait au patriarche d*Antioche, au roi de Jérusalem ^ Comme souverain temporel, on ne le voit pas moins attentif à revendiquer ses droits; et, - Tannée suivante, dans un autre synode à Ceperano, où était déposé par lui Tarchevéquede Bénévent, il recevait l'hommage du fils de Roger, Guillaume II, pour le duché de Fouille et de Calabre *.

Une lettre que, quelque temps après, Pascal adressait en Angleterre, montra, mieux que toute autre preuve, qu'il n'avait pas abandonné le soin de ses prérogatives. Depuis la mort d'Anselme, Henri I«f avait profité des difficultés que traversait le sainl-siègo pour s'abstenir de tout rapport avec Rome, réglant avec ses évêques les affaires ecclésiastiques de son royaume, empêchant les appels de parvenir au pape et laissant vacant, durant plusieurs années, le siège de Cantorbéry, auquel il venait enfin, au mois d'avril 1114, de transférer, sur la demande de son clergé, l'évêque de Rochester *. Comme celui-ci avait ^crit à Rome pour solliciter le pallium *, Pascal répondit par une lettre adressée au roi et aux évoques tout ensemble, et dans laquelle il les rappelait, en termes sévères, au respect des canons. « A l'exemple du Seigneur qui envoya ses disciples par toute la terre pour enseigner les nations, disait-il, le saint-siège envoie ses légats par toute la catholicité pour présider aux intérêts de la foi. Or nous avons appris que, sans nous consulter, vous jugez les causes les plus importantes de l'Église, alors que c'est par nous

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