Ekkehard. anno 1115. Cf. Baron, anno. 1115, Pagii not
2. (dmperator, natalem Domini Spirae... celebrans, ea quse intérim Goloniad gerebantur graviter tulit. » Ekkehard. anno 1116.
3. En 1102. Theiner. Cod.dom, tempor, 1. 1, p. 10. ♦. 24 juiUet 1115.
5. Ekkehard. Anno 1115. — Petr. Chron.cas. 1. IV, c. 60. Lk Cour de Home. 9
OÙ son père s'était autrefois humilié devant Grégoire, des négociations avec le pape *.
Dans le moment où s'ouvraient ces négociations, au mois de mars 1116, Pascal, cédant à de nouvelles réclamations de répiscopat, présidait un autre concile dans l'église de Latran. C'était sans la participation du pontife, sinon contre sa volonté, que le précédent concile avait annulé le privilège accordé à Henri V; c'était également de leur seule initiative que les légats du saint-siège avaient excommunié ce monarque. Ceux des évêques qui s'étaient alors prononcés le plus vivement contre l'empereur demandèrent 'qu'à son tour le pape intervînt personnellement ou, tout au moins, qu'il s'expliquât publiquement sur ses propres dispositions. Pascal s'était vu obligé de satisfaire à ces vœux. Dans ce nouveau concile, l'assistance fut plus considérable qu'elle ne l'avait été à celui de 11 12. Outre nombre d'évêques et d'abbés, des ducs, des comtes et des ambassadeurs venus de divers pays étaient présents à cette assemblée. Pascal y reprit encore une fois et avec plus de détail le récit des événements. II répéta qu'il n'avait livré les investitures à Henri V que pour empêcher l'effusion du sang et sauver le clergé et le peuple de Rome que menaçait sa colère. « J'ai agi comme homme, dit-il, parce que je suis cendre et poussière. Je confesse que j'ai failli, et je vous demande de prier Dieu qu'il me pardonne. Quant à ce privilège maudit auquel j'ai consenti, je le condamne par un anathème perpétuel, et je veux que le souvenir en soit à jamais odieux. » Il confirma ensuite les décrets rendus antérieurement siir les investitures; mais, par une sorte de fidélité à ses engagements, il s'abstint de prononcer aucune censure contre l'empereur. Amené à s'expliquer au sujet des régales dont il avait voulu dépouiller le clergé :« Au temps des martyrs, dit-il, l'Église florissait devant Dieu, mais non devant les hommes. Un autre temps est venu, où les empereurs et les rois, s'étant convertis à la foi, ont voulu, comme des fils dévoués, honorer l'Église, leur mère. Ils lui ont donné
i. ZeUer, Hist. (TAltem. t. III. p. 479, 480.
des terres, de riches domaines, des dignités temporelles, des droits que jusqu'ici s'étaient seuls attribués les princes, et, comme Constantin, les insignes mêmes de la souveraineté. Dès lors rÉglise a commencé de prospérer tout ensemble devant Dieu et doyant les hommes. Que l'Église conserve donc ce qu'elle a reçu des rois et des princes, et qu'elle en dispose désormais selon sa sagesse et sa volonté *.» Ainsi avorta cette louable et éphémère tentative d'ejilever à l'Église ses fiefs et sa puissance temporelle, pour ne lui laisser, avec ses biens privés, que son pouvoir spirituel.
Les déclarations obtenues de Pascal à ce dernier concile ne promettaient pas aux démarches de Henri V un accueil favorable, et le pontife, aux premières ouvertures qui lui furent faites, répondit qu'en s'abstenant de frapper lui-même l'empereur d'excommunication, il avait atteint la limite des concessions ^ Il était toutefois désireux d'éviter un nouveau conflit, et ce fut sans doute cette pensée qui le détourna d'élever des réclamations au sujet dos biens de la comtesse Mathilde. Henri se voyait ainsi déçu dans ses projets, quand la nouvelle de désordres qui éclatèrent à Rome lui rendit l'espoir d'amener Pascal à quelque transaction. Au lendemain du concile do Latran était mort le préfet de Rome ', qui représentait, après le pape, le personnage le plus considérable do la cité dans l'ordre temporel, et dont la nomination avait lieu par la voie de l'élection. Le choix de son successeur fit naître des divisions qui dégénérèrent bientôt en troubles. Pascal ayant refusé do reconnaître le fils du défunt qu'avait élu la majeure partie du peuple, deux factions se formèrent, qui ne tardèrent pas à en venir aux mains. De Rome, la lutte s'étendit par degrés à tous les environs. Appelé par celle des deux factions qui était contraire au pape, Henri saisit l'occasion qui lui était offerte d'intervenir dans cette lutte, et, en obligeant Pascal à compter avec lui, de peser sur ses résolu-