ACTE TROISIÈME
VOLTEFACE , à part.
L’embrasser!...
GIRANDOLE
.Comme ce malin... Ah ! ce baiser!... quelle douce émotion il m’a causée!... je vous en prie, embrassez-moi !
VOLTEFACE, hors de lui.
Mais.... sac à papier!.... on n’a jamais abusé d’un jeune homme comme ça !... laissez-moi voyons... pas de bêtises I
GIRANDOLE, plus pressante.
Je t’en supplie!...
EUe lui prend les mains.
VOLTEFACE.
Ah f lâchez-moi, princesse... ou j’appelle ma mère!
A ce moment, Pétaud entre par le fond à droite ; il tient è la main son manche de râteau, et, dans l’ombre, il s'approeho doucement de Voltefaceet de Girandole.
GIRANDOLE , tendant son con à Volteface.
Je le veux !
VOLTEFACE, à part*,
Embrassons-la !... Quelle position , mon Dieu !... quelle
position !... (il ra pour embrasser Girandole, et reçoit de Pétaud an grand coup de béton.) Aïe !...
Il cherche à s’échapper par la gauche, Pétaud le saisit par le bras. PÉTAUD**.
Je le tiens. (Criant.) A moi!... de la lumière!... des torches!... des flambeaux !... Viendra-t-on quand j’appelle?..»
Anx cris de Pétaud, toute la cour arrive de droite et de gauche. — Des laquais portent des 'flambeaux. — Le théâtre s'éclaire. — Musique i l’orchestre pendant cette entrée.
* Pétaud, Volteface, Girandole.
** Volteface, Pétaud, Girandole. •