LES DIFFÉRENTES MANIÈRES DE PARLER
Parler beaucoup e| bien ^ c'est le talent du bel jesprit; •
Parler peu et bien, c'est le caractère du sage , Parler beaucoup et mal, c'est le vice du fat; Parler peu et mal., c'est le défaut du sot/i
LA SOtiaiS ET LA TORTUE.
Ure jeune soaris, trottant à ràveÀtane, i
Rencontre une tortue, et lui dit : a Ta maison/
Triste priâon ,
Doit te faire souvent maudire la nature^
Vois d'ici mon palais, Jy loge ayec le Roi. »
Nbtrè ampliibie tilors répond À l^ûisolente :
« De mon petit réduit je me trouve contente^
Il est à moL »
Niocns.,
tE PAT ET L'AVEtJGLE.
tTir certain étonrdi, qui se croyait plaisant ,
Parce qu'aux sois il savait plaire, Rencontrant' tin tfnla^e, et soudain Tarrétant,
Aux oreilles yk lui criànf ; '
« Bonhomme ,. reposdsMinoi :> qa'et^*ce que la lumière ? » L^avengle , homme ; de seps ^ l«i répon4 sans colère : « C'est , je crois, ce qui fait qn'on va sans hésiter. Et que , voyant. an sot^ on le peut éviter. » .
BSOBXCQ.
TOUJOURS tfN MÉCHANT FAIT LE MAL POUR . LE SEUL PLAISIR DE LE FAIRE.
Le saule dit un jour à la ronce rampante :
« Aux passants pourquoi t'accrocher?
Quel profit, pauvre sotte, en comptes-tu tirer? -—Aucun, lui répondit la plante j Je jne veux que les déchirer. »
Lebaillt.
LA MÉDISASiCE.
La médisance est une petitesse daijjs l'esprit ^ ou tune noiFoeiir dans le cceur ? elle doit toujours sa naissance à la jalousie, à l'envie^ à l'avarice , ou à quelque autre passion j elle est la preuve de l'igno* rance et de la malice» Médire sans dessein, c'est bêtise; médire avec iréfl^xion; c'est noirceur : que le médisant choisisse , qu'il opte 5 il est insensé ou méchant.