ACTE II, SCÈNE III
jioi qui pouvais la donner, puisque, .en deJjog^dç^ij^.^^ pension de retraite, le peu que je possédais-nombre avec
Didier. La grand'mère assistait à la séance?
Maravon. Oui. 3
Didier. Qu'a-t-elle dit ?
Maravon. Lorsque j'ai mifouék^somme qu'il te fallait, lorsque j'ai prononcé le^tu^e^de/trois cent mille francs, Mme Fontenais s'est "tSoMée^adêvenir encore plus
pâle. Tu sais qu'elle n'a pas le cœur en bon état Tu 10
m'avais chargé d'exposer la crise où tu es, mais non de solliciter le secours. Au surplus, tu seras bientôt fixé sur les intentions de la mère et de la fille: elles vont venir te trouver.
Didier. Aujourd'hui ? ... Ici ! ... Et Marie- Jeanne qui 15 n'a encore aucun soupçon !
Maravon. Comment cela? J'ai donné à ces dames l'assurance que tu avertissais ta femme pendant que je venais près d'elles.
Didier. Le courage m'a manqué tout à l'heure. De- 20 vant le babil de cette chère innocente, devant son jeu de châteaux en Espagne, j'ai reculé l'instant de mon aveu. . . j.le malheur peut être conjuré sans que j'aie ï cervelle de Marie- Jeanne r akavon. Tu ne peux pas dissimuler à ta femme que 25 ides une si forte avance sur un futur patrimoine, le sien.
er. C'est juste. Je perds les notions de conduite
élémentaires.
avon. Il n'est pas interdit toutefois que ce soit 30 . de Marie- Jeanne, devienne encore le por- ; nouvelles.
Didier. Tu m'as rappelé que j'ai, à son égard, un devoir d'amour et d'humilité qui ne s'esqiiïyïrpas.
Maravon. A vous deux, toi, dans l'état aigu où tu es,
elle, avec ses élans passionnés, vous exaltant l'un l'autre
S dans l'émulation de vos sentiments d'époux, vous vous
feriez plus de mal que n'en fera mon langage paternel et
mesuré.
Didier. Soit ! J'accepte. Je te la confie.
Maravon. Est-ce que je la trouverai dans sa chambre ? 10 Didier. Elle s'est arrêtée au salon. (La voix de Marie- Jeanne résonne dans la coulisse.) Tul'entends: elle chante! (Maravon sort par la porte des appartements.)