ACTE m, SCÈNE rv
pétie suprême, à vous demander les moyens de redevenir un citoyen, un homme, quelqu'un enfin de libre et d'égal aux autres.
Madame Fontenais. Que votre fils déclare à ces gens avec lesquels il est aux prises: « Partagez-vous ce que j'ai, 5 Ne me réclamez pas ce que je n'ai point ! ... » Qu'il leur dise: i Renoncez surtout à faire chanter la grançTmère: c'est une créature féroce, qui n'a pas d*èntraïlles. . . pour mes créanciers! C'est un esprit absurde et buté, qui, sous l'action déjà d'un gendre, a vu les capitaux 10 fondre comme neige au soleil!... C'est une vieille bête. , . ■
Maeavon. Madame Fontenais ! . . .
Madame Fontenais. Si! si! . . . Qu'il leur dise que je suis une vieille bête, qui ai mes façons pour comprendre ij les sentiments, et qui m'imagine être liée par un simple serment que j'ai fait au lit de mort de mon mari !
Maravon. Permettez-moi
Madame Fontenais. Non, Maravon, j'ai assez discuté, jusqu'à une heure du matin, avec votre fils et mes ao deux furies. Je ne suis là que pour reprendre mon ouvrage, qui était resté sur le terrain de bataille. Vous n'aviez, vous, pour but, que de vous entretenir avec votre fils; j'entends que, du côté de son appartement, l'on arrive. Je nu dérobe. (Mme Fontenais sort.) 35