‹ La course du flambeau: pie?ce en quatre actesChapitre 61 sur 83 · Scène IX · texte numérisé non relu

Scène IX

SABINE, Mme Fontenais, venant de sa chambre,

Sabine. Vous! - 25

.dame Fontenais. Oui, moi ! Est-ce que ma préa quelque chose de surnaturel dans mon salon? t-on m'avoir jetée aux chiens? Mais je viens,

ma fille, pour qu'on oublie les mauvaises paroles qui, naguère, furent échangées entre nous. . . Je suis très peinée que Marie- Jeanne se soit rendue si malade à cause de ce que sa petite tête ne gouverne pas ma vieille cag' boche.". ."Certes, je ne me reconnais pas plus responsable de son hystérie que je n'ai voulu me charger des fautes de son Didier. Ne revenons pas là-dessus. . . Ce que j'avais hâte de te dire, c'est que, bien entendu, pour tous lessoms' imaginables, les frais de voyage, dépenses de séjour, tu

10 auras eu raison de compter sur moi. ^ i .iMi""

Sabine. Je vous remercie. ... , ■,

Madame Fontenais. Tu me boudes? Tu me gardes une grosse rancùrié? Tu me flétris peut-être? Sabine. Je n'en ai pas le droit.

15 Madame Fontenais. Sache pourtant qu'il n'y a que moi qui t'aime.

Sabine. Ah I si je n'avais pas la tendresse de Marie- Jeanne pour y appuyer mon cœur, je ne me sentirais guère aimée.

ao Madame Fontenais. Crois-en la clairvoyance qui m'est venue. Moi, je n'ai que toi. Tu n'as, toi, en vue que ta fille; et ta fille ne pense qu'à son mari. . . Ce qu'elle aime le plus sûrement en toi, c'est la cause commune que tu fais, contre moi, avec l'homme qu'elle aimé. Prends

35 garde au jour où tu ne serais plus d'accord avec son amour conjugal. Alors, tu serais définitivement fixée, à ton tour, sur ce que. c'est de n/jÈtre que la mère 1 . . . Mais j'ai tort de remâcher mes amertumes.' Causons de choses pratiques: aurons-nous assez de la grande malle pour

30 nous deux?

Sabine. Il n'est pas question, maman, que vous 1 Vous n'allez pas faire un déplacement inutile et fat

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