‹ La couvée, comédie en trois actesChapitre 11 sur 41 · OR AIN D OR · texte numérisé non relu

OR AIN D OR

Je ne sais vraiment pas ce qui lui prend... elle a des moments comme ça. (// va vers la porte et appelle.) Marie 1 Marie! (// Venir ouvre.) Madame Graindor rentre acec Fifine et André.) Voyons, Marie, ça n'a pas le sens commun.

FiFixE, essuyant s^s yeux.

Maman, ne pleure plus...

Madame...

MADAME GRAINDOR, i?Y'5 énîue.

Prenez-la! Prenez-la! puisqu'elle veut vous suivre, puisqu'elle atout oublié, puisqu'elle vous' aime mieux qu'elle n'aime ses parents... Moi, je ne demande qu'à mourir bientôt, puisque mes enfants n'ont plus besoin de moi... Ah ! monsieur ! Vous me prenez ma fille... vous me volez ma tille!...

FiFiNE, attendrie.

Tais-toi, maman, je reste. J'aime mieux ne jamais me marier que de te faire tant de chagrin.

GRAINDOR

Tout ça, ce sont des enfantillages!.. [A- sa femme.) Voyons, sois raisonnable... Elle n'est pas perdue... Ils viendront nous voir souvent... N'est-ce pas, que vous viendrez nous voir souvent?

ANDRÉ

Très souvent.

MADAME GRAINDOR

C'est tous les jours que je voudrais la voir.

ANDRÉ

Vous la verrez tous les jours.

En visite, comme une étrangère... Ëcoutez, je veux bien qu'elle se marie, mais je désirerais la voir rester avec moi.

MADAME MEILLET

Ce n'est pas possible.

GRAINDOR

Mais non.

ANDRÉ

Pourquoi n'est-ce pas possible?

GRAINDOR

Mon Dieu, parce que...

MADAME GRALNDOR

Vous n'en seriez que plus heureux, plus tranquilles.

GRAINDOR

Il y a justement l'appartement du dessus qui est libre.

FIFINE

Quelle bonne idée ! (A André,) Voulez-vous?

ANDRÉ

Je veux tout ce que vous voulez...

FIFINE

Alors, c'est entendu!... Maman, tu ne pleures plus? C'est fini... là... C'est fini, n'est-ce pas, bien fini.

MADAME GRAINDOR, aveC Uïl SOWpir.

i2 LA COUVÉE

MADAME MLILLLT

Tu as réfléchi, André ?

ANDRÉ

Oui, mère.

MADAMb: MEILLLT

Erit-n !

RIDEAU

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