SCÈNE DEUXIÈME
OCTAVE", la prenant. •. ,
On me disait: Ni bien ni mal.
FLORENTIN
Touchez-la, s’il vousplait, d’une main délicate, il remonto.
OCTAVE
Ni bien ni mal, — le soir, avec un abat-jour. 1
Oui, oui. — Mais ses vertus! sa bonté I sa belle âme!
Florentin!
FLORENTIN*
Me voici .
OCTAVE
Que dis-tu de ma femme?
FLORENTIN
Moi?
OCTAVE
Toi. — Parle sans détour.
Monsieur, je me récuse.
OCTAVE
Et pourquoi, si j’insiste?
FLOIIENTIN, gravement.
Parce que, moi, monsieur, je suis artiste.
Il me faut la couleur, la ligne, le contour,
Le classique, le beau, le pur, le caractère!
J’ai servi chez un peintre.
OCTAVE
Ah!
FLORENTIN
Je serais sévèro.
OCTAVE, le regardant.
Tu n’approuves pas mon amour?
Florentin, Octave.
FLORENTIN, souriait avec importance.
Amour! — Monsieur emploie une figure.
OCTAVE
Ilcin? Comment?
FLORENTIN
Ou monsieur me traite en ignorant.
J’ai servi dix— huit mois dans la magistrature.
Et j’ai vu le grand monde au trou de la serrure.
On n’aime pas les femmes que l’on prend.
OCTAVE
Très-bien. — Et qu’aime-t-on ?
FLORENTIN
Le reste.
OCTAVE
Bref, tu ne me crois pas heureux.
Il quitte son paletot et va à la cheminée.
FLORENTIN
Pas heureux! juste ciel! pas heureux! malepestel Belle dot! vieux parents! trois oncles généreux 1 Pas heureux! vous êtes modeste.
Un beau-père à succession,
Qu’on enterrerait sur sa mine.
Qui fait de la chimie et boit de la morphine Par distraction !
C’est le rêve, monsieur, le rêve!
Il sort à droite en emportant le paletot d'Oclavo. OCTAVE, seul.
Voilà bien ce qu’on m’a dit.
FLORENTIN, en dehors, criant.
Madame, assurément, n’est pas blonde comme Èvc;
Il réparait brossant un chapeau 4 .
On no s’arréto pas devant elle interdit,
‘ Octave. Florentin.