‹ La cravate blancheChapitre 14 sur 71 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

AGATHE

Une lettre adressée à Camille ?

FLORENTIN

Hélas! oui.

AGATHE

De mon cousin ?

FLORENTIN, avec; douleur.

Au contraire.

AGATHE, se récriant.

D'un a-d^re ?

FLORENTIN

Un lieutenant tout frais épanoui.

Depuis plus d'une semaine, Sa prose calme et sereine Dort au fond de ce coffret.

• C'était un enfantillage.

Il ignorait le mariage

Qui se tramait en secret.

Il vient d'avouer sa bévue.

— x^Jaudite lettre ! on ne l'avait pas vue.

AGATHE

Que contient-elle ?

FLORENTIN

Oh Dieu !... je ne sais quoi.

L' officier est tout' en émoi, La future pleure d'effroi.

Et l'on ne compte que sur moi.

AGATHE

Sur vous ?

FLORENTIN, avec fatuUé.

Mademoiselle Hortense, Que sa maîtresse implorait, Et qui me connaît discret, M'a mis dans la confidence.

— Elle m'accorde quelque esprit.

AGATHE

Ce monsieur ne peut pas montrer ce qu'il écrit?

FLORENTIN

Si... mais le jour du mariage Ce serait bien hasardeux ; Mon maître y verrait un présage

A déconcerter un sage.

Et quel scandale! et quel tapage!

Les mariés en pâliraient tous deux.

Mademoiselle, ayez donc pitié d'eux.

AGATHE

Je veux bien, moi. — Que faut-il que je fasse? *

FLORENTIN

Enlevons le billet.

AGATHE, vivement.

Non. — Qu'il reste à sa place.

Portez plutôt la boîte à Camille.

FLORENTIN, saisissant le coffret.

Merci.

Nous sauverons mon maître.

AGATHE

Le voici.

Florentin s'arrête interdit et pose le coffret-

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